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Plusieurs dizaines de personnes étaient présentes en fin de semaine pour célébrer les arts et la culture autochtones au 40e pow-wow d'Elsipogtog. L'événement a eu lieu non pas en plein air, comme c’est la tradition, mais à l'intérieur de l'école de la communauté en raison de la pluie.
La célébration favorise une certaine guérison.
Ça me touche parce que c’est aussi une occasion de guérison pour notre communauté, une occasion de panser certaines plaies et de prier pour ceux qui souffrent, explique avec émotion Angeline Purcell, membre du comité du pow-wow de la Première Nation d’Elsipogtog.
Ce moment de partage a eu lieu pour la première fois à Elsipogtog il y a 40 ans.

Angeline Purcell, membre du comité du pow-wow de la Première Nation d’Elsipogtog.
Photo : Radio-Canada
C’est grâce à un aîné de notre communauté si nos pow-wow ont vu le jour, rappelle Mme Purcell, en parlant de Joseph Henry Augustine, à qui l’on doit le premier pow-wow d’Elsipogtog.
Joseph Henry Augustine, qui était d’ailleurs présent, s’est réjoui de voir ainsi sa communauté réunie.
Je suis heureux de voir autant de gens réunis, de les voir comprendre leur identité réelle, confie M. Augustine.

Joseph Henry Augustine, aîné de la Première Nation d’Elsipogtog.
Photo : Radio-Canada
Sa femme, Alder Taz, explique qu'il a assisté à un pow-wow en 1986 lors d’un voyage à Ottawa. M. Augustine a découvert les tambours et est tombé sous leur charme. De retour dans sa communauté, il a fabriqué le tambour qui a été utilisé lors du premier pow-wow d’Elsipogtog, inaugurant ainsi une tradition qui est désormais bien implantée.

La tradition du tambour au 40e pow-wow d’Elsipogtog.
Photo : Radio-Canada / Nouemsi Njiké
C’est une tradition, explique Angeline Purcell, que les plus âgés transmettent aux jeunes, des jeunes qui, comme Violet Millilea, y participent avec beaucoup de plaisir.
J’aime danser, trouver des jouets et manger des bonbons, affirme Violet Millilea.

Les plus âgés transmettent aux jeunes la tradition du pow-wow d’Elsipogtog.
Photo : Radio-Canada / Nouemsi Njiké
Le pow-wow est également une occasion de s'amuser et de manger des sucreries.


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