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Le Nouveau-Brunswick et l’Ontario célèbrent leur partenariat en matière d’exportation vers les marchés internationaux. Dans les dernières années, le port de Saint-Jean est devenu une « pierre angulaire » du réseau commercial canadien, affirme la première ministre Susan Holt, sans annoncer de nouveaux investissements dans cette infrastructure.
En marge de la réunion des premiers ministres provinciaux et territoriaux à Ottawa, les premiers ministres Doug Ford et Susan Holt ont participé à un point de presse pour mettre de l’avant le rôle croissant du port de Saint-Jean pour l’Ontario, vers le commerce international.
Dans la dernière année, le port a vu une augmentation de 153 % de marchandises ontariennes destinées à des marchés internationaux. Cette hausse s'élève à 600 % dans les cinq dernières années, selon un communiqué de l'autorité portuaire.
Le port de Saint-Jean est le port de l’Ontario.
Le port assure une stabilité économique non seulement aujourd’hui, mais à long terme, faisant du Nouveau-Brunswick une pierre angulaire du réseau commercial du Canada.
Au total, 31 % des exportations du port de Saint-Jean étaient des exportations ontariennes en 2025, précise Susan Holt.

Susan Holt, première ministre du Nouveau-Brunswick (à gauche) et Doug Ford, premier ministre de l'Ontario (à droite).
Photo : Radio-Canada
Doug Ford a partagé l’enthousiasme de son homologue. Il précise que ces exportations visaient des véhicules, des métaux, des produits forestiers et agricoles, entre autres, et qu’elles ont un impact direct sur la création d’emplois dans les deux provinces.
Aujourd’hui marque une étape importante dans notre travail continu visant à bâtir une économie canadienne plus unie et plus résiliente, a-t-il déclaré. Nous devons diversifier nos échanges commerciaux à travers le monde et ne pas dépendre autant de nos amis américains.
Doug Ford et Susan Holt sont d’avis que ce commerce international est la clé vers une économie canadienne plus résiliente et compétitive.
Rappelons que le Nouveau-Brunswick et l'Ontario ont signé un protocole d’entente sur le libre-échange et sur la mobilité de la main-d’œuvre en avril dernier.
Aucun investissement annoncé
Les deux premiers ministres se sont félicités de cette croissance en matière d’économie, de libre-échange et de chaînes d’approvisionnement. Toutefois, aucun nouvel investissement n’a été annoncé lors de ce point de presse.

Craig Bell Estabrooks, président-directeur général du port de Saint-Jean. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada
Le PDG du port de Saint-Jean, Craig Bell Estabrooks, a cependant souligné les 247 millions de dollars injectés dans la modernisation de l’infrastructure portuaire depuis les 10 dernières années, qui ont contribué à son essor aujourd’hui. Le port de Saint-Jean est reconnu comme l’un des ports de conteneurs à la croissance la plus rapide au pays, selon la province.
Vers une expansion du port?
Le premier ministre ontarien croit qu'il faut mettre les bouchées doubles dans les projets d'intérêt national, citant explicitement ensuite le port de Saint-Jean. Doug Ford reprend ainsi un élément présent depuis longtemps sur la liste de souhaits pour Ottawa de la première ministre du Nouveau-Brunswick.
Susan Holt n'a pas hésité à formuler un autre de ses souhaits, soit un pipeline de gaz naturel de Lévis au port de Saint-Jean.
On veut pas que le fédération et le premier ministre force le Québec à l'accepter, mais on veut pas non plus que le Québec détermine "non, ça va pas". Les trois ensemble, on peut peut-être trouver des opportunités, a-t-elle affirmé.
Avec des informations de Frédéric Cammarano


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