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Les cours du pétrole progressent vendredi malgré l’extension de l’ultimatum de Donald Trump de frapper les infrastructures énergétiques iraniennes, le blocage du détroit d’Ormuz qui se prolonge continuant d’amputer l’offre mondiale.
Vers 10 h 30 GMT (6 h 30 HAE), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mai, prenait 2,00 % à 110,17 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, gagnait 2,10 % à 96,46 dollars.
Le président américain a repoussé jusqu’au 6 avril son ultimatum avant d’éventuelles frappes américaines contre les centrales électriques en Iran. Il s’agit selon lui d’une « demande du gouvernement iranien ».
Téhéran refuse d’utiliser à ce stade le terme de « discussion », mais, selon une source anonyme, citée jeudi par l’agence de presse Tasnim, l’Iran a transmis « officiellement » et « à travers des intermédiaires » une réponse au plan américain constitué de 15 points.
Cependant « avec les deux camps qui poursuivent leurs attaques et les États-Unis qui auraient renforcé leur présence militaire dans la région, les craintes concernant les perturbations de l’approvisionnement restent vives », soulignent les analystes d’ING.
« Ce qui est clair » pour le marché pétrolier, « c’est que le détroit d’Ormuz ne sera pas rouvert de sitôt », affirme John Evans de PVM.
« Et même si, par miracle, cela devait arriver, les retards accumulés et les répercussions sur le trafic et les dommages causés ne disparaîtront pas » rapidement, ajoute l’analyste.
La Maison-Blanche et le département de la Défense envisagent d’envoyer au moins 10 000 soldats de combat supplémentaires au Moyen-Orient dans les prochains jours, ont indiqué vendredi le Wall Street Journal (WSJ) et le site d’informations Axios.
Avec ses troupes dans la région, « la probabilité d’une invasion terrestre augmente désormais. Nous estimons donc qu’il y a peu de chances que l’Iran et les États-Unis entament de véritables négociations », explique Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.
En cas d’invasion américaine, Téhéran a menacé d’ouvrir un « nouveau front », dans le détroit de Bab el-Mandeb qui permet d’accéder à la mer Rouge et au canal de Suez depuis l’Asie, selon l’agence iranienne Tasnim.
« Cela constituerait une nouvelle escalade et compliquerait les exportations de pétrole de l’Arabie saoudite, qui s’élèvent à 4 à 5 millions de barils via la mer Rouge » et qui sont la principale alternative pour exporter une fraction des barils bloqués à Ormuz, explique M. Rasmussen.


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