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« Les enfants ont une espèce de bonheur et de naïveté qui me bouleverse », confie Mickaël Gouin. Le pestacle de fin d’année présenté par les enfants du Lait, dont le comédien signe l’écriture, en collaboration avec Patrice Ouimet, passe ainsi en revue l’année qui tire à sa fin à travers les yeux d’enfants, bien contents de préparer un spectacle à la maison pour leurs parents. « On est dans une période où tout est très cynique, fait que je trouvais ça le fun de traiter de ces sujets-là avec candeur », souligne-t-il. Des aberrations de Trump au projet de troisième lien, tout à l’écran semble un plus léger. « Il y a un petit feel good que je trouve bien intéressant là-dedans », ajoute-t-il.
À l’insouciance s’ajoute la joie de retrouver les enfants du Lait — Simone Bellemare-Ledoux, Théo Frappier, Mila Chanoine, Agathe Joly, Oskar Léonard, Rose Joly et Damien Boutros. « C’est quand même un avantage pour nous, dans le sens où le public adore ces enfants-là, moi le premier », assure Mickaël Gouin. Celui-ci tient toutefois à mettre les choses au clair : il ne s’agit aucunement d’une publicité pour les Producteurs de lait du Québec. « Je n’ai rien écrit qui avait rapport avec le lait, j’ai juste fait le show le plus rassembleur possible », précise le scénariste.
En passant de la publicité à la fiction, les enfants du Lait nous apportent, de fait, un peu plus de réconfort. « Un enfant ne voit pas vraiment [les choses] aussi deep que nous », relève Mickaël Gouin. Pour lui, cette vision du monde haute en couleur envoie un beau message. « Parce qu’en tout cas, moi, comme adulte, je peux vite devenir pessimiste… Alors j’aime souligner l’absurdité et la complexité de l’existence à travers un regard naïf et heureux. » Le pestacle de fin d’année n’est donc ni engagé ni moralisateur. « Même si, veut, veut pas, c’est le premier réflexe, parce que c’est une année, très, très, très chargée », dit-il. Devant la caméra, plutôt, de petits clins d’œil. « C’est là où je me suis amusé : tu fais ensuite ton chemin là-dedans. Est-ce que tu trouves ça cool ? Est-ce que tu trouves ça pas cool ? Est-ce que tu trouves que c’est une belle année ? Est-ce que tu trouves que ça n’en est pas une ? » poursuit le comédien.
Rire de ces petites choses insensées
Une parodie de Chicken Banana ou encore une blague sur « Mike chez Rona » : Le pestacle de fin d’année met en évidence ces choses si insensées qu’on ne se rend pas compte à quel point elles le sont. « On peut [en tant qu’adultes] avoir un point de vue critique sur les enfants qui trippent sur des affaires weird parfois, mais deux secondes après, on se rend compte que les parents trippent sur un dude qui fait rien à part avoir du bois dans les mains et soudainement, c’est la star du Québec. Je ne comprends rien », mentionne Mickaël Gouin. L’émission se permet ces petits commentaires amusants sur la vie des grands, à hauteur d’enfant toujours.
Comment faire alors pour séduire des téléspectatrices et des téléspectateurs de tous âges ? « En tant que parent, je sais que je vais trouver ça plate si c’est trop enfantin… Et, si je suis très honnête, ça a été l’aspect le plus compliqué, parce qu’on essayait d’en donner à tout le monde », explique Mickaël Gouin. Le pestacle de fin d’année, une émission animée par et pensée pour les plus jeunes, convaincra peut-être tout autant les parents. « On s’est servi de ça, de ces parents qui sont obligés d’assister à un pestacle d’enfants, mais à travers lequel ont fait du drôle [pour eux] », affirme-t-il. L’autodérision des parents, incarnés par Marie-Laurence Moreau, Steve Laplante, Anna Beaupré Moulounda, Francis William Rhéaume, Maxime Cormier, Joanie Poirier, Vincent Archambault et Guillaume Legault, sert ainsi de formule magique pour captiver les publics moins jeunes.
Les enfants du Lait sont sages, rigolos, candides. « Je pense qu’on a beaucoup à apprendre de ces réactions-là », croit Mickaël Gouin. Pour écrire le scénario, il s’est en effet inspiré des jeunes autour de lui. « Quand j’explique à mon enfant que la planète est protégée par une espèce de bouclier naturel et que si on pollue trop, ce bouclier-là va rétrécir et qu’un jour, la Terre va être trop chaude, son réflexe, c’est de dire “pourquoi on fait pas un plus gros bouclier ?” » relate-t-il. Dans Le pestacle de fin d’année, l’humour est aussi accessible que ça.
« En tout cas, moi, personnellement, c’est le genre d’affaires qui me touche quand les enfants nous disent “réveillons-nous” », conclut Mickaël Gouin. Son objectif pour l’ultime soirée de l’année ? Que tout le monde commence 2026 avec le sourire et l’envie d’être heureux et d’essayer de changer les choses de la manière la plus douce qui soit.


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