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RÉCIT - Alors que la Russie frappe la capitale sans relâche depuis six jours, la mairie a annoncé que la première semaine de classe se déroulerait en abris pour les plus jeunes, en visioconférence pour leurs aînés.
Enfin la pause ! Il est 10 heures et les enfants commencent à se disperser dans la cour sous le regard d’Oksana, la maîtresse. Un peu plus tôt, les murs de l’abri antiaérien de l’école primaire des Hirondelles, dans ce quartier de Kiev, ont vibré au son de la musique pop pour la cérémonie de rentrée. Tout y était pour cette « fête du premier coup de cloche » : le pain brioché, les voix fluettes chantant l’hymne national en vychyvankas - les chemises brodées traditionnelles d’Ukraine. Quand la directrice a introduit une minute de silence pour « ceux qui défendent la patrie et l’avenir de nos enfants », les élèves, en rang, ont posé une main sur leur poitrine et fermé les yeux.
Deux heures plus tard, des haut-parleurs en haut des tours, la sirène mugit. Des drones kamikazes à réaction - dernière innovation russe, deux fois plus rapides que les précédents modèles - approchent de Kiev. La maîtresse réagit au quart de tour. « Vite les enfants, les chaussures et à l’abri ! »


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