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Le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, promet de « renverser la tendance » en divisant par deux le nombre de personnes itinérantes dans la province d’ici 2030 s’il est élu lors des prochaines élections générales d’octobre.
« Un gouvernement du Parti québécois fera de la lutte à l’itinérance la grande priorité sociale de sa première année au pouvoir », a écrit M. St-Pierre Plamondon dans une lettre envoyée aux médias dimanche et publiée sur le site du parti lundi.
Réduire de moitié le nombre de personnes en situation d’itinérance est « à la fois beaucoup et trop peu parce que nous visons à terme l’itinérance zéro, mais je souhaite que nous nous fixions un objectif à la fois ambitieux et réalisable », a ajouté le chef du Parti québécois.
Le 9 avril dernier, le ministère de la Santé et des Services sociaux a révélé que plus de 12 000 personnes vivaient dans la rue au Québec en 2025, soit une augmentation de 20 % en trois ans. M. St-Pierre Plamondon estime que « les réponses actuelles ne suffisent plus ».
« Le Québec ne peut plus attendre »
Le chef du Parti québécois dénonce une nouvelle fois « l’accélération démographique récente, largement imposée par le gouvernement fédéral », qui entraîne selon lui une pression sur les logements et sur la qualité des services publics.
L’itinérance au Québec a évolué : elle n’est plus exclusive aux grandes villes et a aussi « changé » de visage, souligne M. St-Pierre Plamondon. « Ce sont des aînés dépourvus de famille et de ressources, des travailleurs et des travailleuses qui, malgré leur effort, ont perdu pied en raison de la crise du logement, de l’explosion du coût de la vie, de problèmes de santé mentale, de dépendance, nomme-t-il. Ce sont aussi des gens mal accompagnés à leur sortie du réseau de la protection de la jeunesse ou de prison après avoir purgé leur peine. »
Pour arriver à « freiner la hausse de l’itinérance », le PQ formule un plan en cinq axes : l’offre du logement, les services sociaux, l’aide financière, la prévention, ainsi que la réinsertion sociale. Le chef péquiste entend mobiliser tous les acteurs, des organismes communautaires aux municipalités, en passant par les entreprises, le milieu associatif et l’économie sociale.
Il prévoit aussi de s’inspirer « de ce qui fonctionne ailleurs dans le monde », citant par exemple le modèle finlandais du « logement d’abord », qui a permis de réduire de façon considérable l’itinérance dans ce pays nordique. Cette politique instaurée en 2008 établit que le logement est une condition préalable pour résoudre les problèmes de santé et de dépendance ; une fois la personne logée, les organismes effectuent des suivis réguliers et offrent des services à domicile.
La ville texane de Houston a créé un système similaire, sous le nom de « The Way Home », qui a permis de loger plus de 30 000 personnes sans abri en un peu plus de 10 ans.


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