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Cette résolution, présentée par le PPE et d’autres groupes du Parlement européen, invite notamment l’Union africaine et la communauté internationale «à intensifier leurs efforts diplomatiques pour obtenir la libération du président Bazoum».
Passer la publicité Passer la publicitéVoilà plus de deux ans et demi désormais que le président du Niger Mohamed Bazoum est séquestré avec son épouse dans le palais présidentiel de Niamey, après avoir été renversé par un coup d’État militaire le 26 juillet 2023. Si son immunité présidentielle a été levée en juin 2024 et que la junte a voulu le condamner à mort pour haute trahison, il n’a encore jamais été jugé, comme le rappelait Le Figaro l’été dernier.
C’est dans ce contexte que les députés du Parlement européen s’apprêtent à voter ce jeudi une résolution pour exiger sa libération de la part des autorités nigériennes. Cette résolution est portée par différents groupes (le PPE, S&D, ECR, Renew et les Verts) et plus particulièrement par le général Christophe Gomart, eurodéputé LR, membre du groupe PPE.
Dans la motion conjointe disponible sur son site, le Parlement européen invite notamment l’Union africaine et la communauté internationale «à intensifier leurs efforts diplomatiques pour obtenir la libération du président Bazoum», soulignant l’importance «d’accélérer le processus de rétablissement de l’ordre démocratique, par la réintégration des partis politiques et l’organisation d’élections libres et équitables».
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Une situation sécuritaire détériorée
Le Parlement appelle aussi les autorités nigériennes à «assurer la continuité et l’accessibilité de l’aide humanitaire et des services de base de l’UE dans les zones de conflit au Niger». Ce même Parlement avait déjà voté en faveur d’une première résolution en novembre 2023 visant à ce que le président Bazoum retrouve ses fonctions. Le terme de «séquestration illégale» y était alors mentionné pour qualifier la situation du chef de l’État nigérien, ce qui n’est plus le cas cette fois-ci, puisque le terme de «détention arbitraire» l’a remplacé. Une manière de faciliter de potentielles poursuites contre la junte.
Le 26 juillet 2023, Abdourahamane Tiani, le chef de la garde rapprochée de Mohamed Bazoum, volait le pouvoir des mains du chef de l’État avec le soutien d’une partie de l’armée nigérienne. Ce coup d’État a depuis détérioré la situation sur le plan sécuritaire, avec une augmentation des attaques djihadistes. La situation a même poussé l’UE à suspendre la plus grande partie de sa coopération avec le Niger, notamment après le départ des troupes françaises exigé par les militaires au pouvoir à Niamey.
Dans une tribune parue l’été dernier dans nos colonnes, Christophe Gomart plaidait pour que la France durcisse le ton afin de permettre la libération de Mohamed Bazoum. «Démocratiquement élu, il est détenu dans des conditions déplorables avec privation d’eau, coupures d’électricité, crises de paludisme, etc. [...] Non à la diplomatie du bon sentiment qui ne mène à rien et oui à la diplomatie du ressentiment qui j’en suis sûr donnera plus de résultats», soulignait le général et eurodéputé LR.


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