Grâce aux groupes de droite au Parlement européen, un texte durcissant les règles migratoires vient d'être adopté. Ce nouveau règlement permet la création de "centres de retour" et facilite le renvoi des personnes jugées dangereuses à l'arrivée sur le vieux continent. Décryptage.
Comme souvent au Parlement européen, les débats auront pris des mois. Mais finalement, l'institution a donné son feu vert à un durcissement de la politique migratoire sur le vieux continent. Ce règlement retour présenté par la Commission l'année dernière prévoit de faciliter les expulsions de migrants illégaux dans les 27 pays membres.
Une des mesures phare, plébiscitée par les groupes de droite, consiste à autoriser la création de "centres de retour" en dehors de l'UE. Jordan Bardella s'y est montré favorable, tout comme le patron de la délégation française du PPE, François-Xavier Bellamy, en charge du dossier.
"Rentre à nos États le pouvoir d'agir"
"Nous avons trouvé une majorité pour renverser la situation actuelle d'impuissance de l'Europe face à l'immigration illégale. Le droit européen va rendre à nos États le pouvoir d'agir pour imposer que personne ne puisse rester illégalement en Europe", a déclaré ce dernier.
De son côté, la Première ministre italienne, Giorgia Meloni a parlé d'une "étape importante pour donner à l'Europe une politique migratoire enfin plus crédible".
Parmi les autres règles du texte, le report du délai de rétention à 24 mois au lieu de 90 jours ou plus pour les personnes dangereuses, la création de centres pour migrants dans des pays partenaires hors de l'Union européenne ou encore la possibilité d'interdire de manière prolongée l'accès à un territoire et de confisquer des papiers d'identité.
Des mesures de dissuasion que Laurent Nunez, le ministre de l'Intérieur, pourrait choisir de mettre en place dès l'adoption définitive du texte après son passage devant le Conseil européen.


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