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Les organismes membres du Réseau en immigration francophone de la Nouvelle-Écosse le constatent sur le terrain : l’intégration des nouveaux arrivants ne se fait pas toujours sans embûches.
Du 2 au 3 novembre, le Réseau en immigration francophone de la Nouvelle-Écosse (RIFNÉ) a invité les membres de la communauté à échanger sur les enjeux qui les préoccupent.
Lundi, une quarantaine de personnes ont participé au forum annuel du réseau, consacré cette année aux questions d’appartenance, d’identité et de bien-être, avec l’objectif de mieux « s’enraciner en français ».
L’atelier consacré à la santé des femmes immigrantes francophones en milieu minoritaire a retenu l'attention.

La directrice générale par intérim de l'Alliance des femmes de la francophonie canadienne, Alexandra Lafontaine, a abordé l'épuisement des femmes francophones en milieu minoritaire.
Photo : Radio-Canada / Paul Legere
Selon la directrice générale par intérim de l’Alliance des femmes de la francophonie canadienne, Alexandra Lafontaine, cet intérêt témoigne du besoin qu’ont ces femmes d’échanger pour mieux cerner les obstacles auxquels elles sont confrontées au quotidien.
Je pense qu'en premier, il y a l'aspect de la charge mentale parce que les femmes doivent s'occuper d'elles-mêmes, mais aussi de leurs enfants, de leur famille qui sont restées aussi dans leur pays d'origine. Donc, ça occasionne justement une accumulation, explique la directrice.
La directrice adjointe de l'Association des juristes d'expression française de la N.-É. et membre de Femmes Action Halifax, Nawal Dahmane, estime quant à elle que ces rencontres contribuent à briser l’isolement et l’épuisement psychologique des femmes.
Chaque organisme donne une réponse, mais qui est isolée des autres. Donc, quand on se rencontre en personne, on se rend compte qu'on peut toujours apprendre quelque chose de nouveau, un nouveau service,dit-elle.
La rétention : un problème persistant
Les organismes francophones multiplient les efforts pour retenir les nouveaux arrivants, mais beaucoup quittent tout de même la province après deux ou trois ans, souligne la coordonnatrice du Réseau en immigration francophone de la Nouvelle-Écosse, Baharak Nazari.
Il y a parfois une tendance à quitter cette province pour le Nouveau-Brunswick, qui est une province officiellement bilingue, ou parfois pour d'autres provinces, comme par exemple le Québec ou l'Ontario, parce que, dans ces provinces, il y a en fait plus d'opportunités de travail, indique-t-elle.

La coordonnatrice du Réseau en immigration francophone de la Nouvelle-Écosse, Baharak Nazari estime que la Nouvelle-Écosse devrait davantage faire de promotion à l'international pour attirer de nouveaux arrivants.
Photo : Radio-Canada / Paul Legere
Selon Baharak Nazari, la province devrait miser davantage sur le sentiment d’appartenance et sur une meilleure intégration dès l’arrivée des nouveaux arrivants afin d’améliorer la rétention des francophones.
Les discussions se poursuivront mardi avec plusieurs panels, ainsi qu’un atelier consacré à l’utilisation de l’intelligence artificielle.
Avec les informations de Paul Légère


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