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Avant même la première messe, plusieurs ambitions protocolaires de l’Élysée ont déjà reçu les derniers sacrements.
Un pape à la rencontre des Français
Pour un chef d’État qui aime apparaître comme l’intermédiaire naturel entre le monde et les symboles, se faire recadrer sur le protocole, les honneurs et même l’accès à Notre-Dame, c’est une humiliation publique.
Emmanuel Macron voulait transformer la venue de Léon XIV en France du 26 septembre prochain en visite d’État. Le Saint-Siège a tranché autrement : un voyage apostolique, centré sur les fidèles, les vêpres, les messes et Lourdes — pas un décorum présidentiel.
Plusieurs demandes de Macron ont été écartées ou allégées
– Accompagner personnellement le pape quelques dizaines de minutes à Notre-Dame pour « présenter » la cathédrale reconstruite : refusé.
– Déjeuner ou dîner d’État : non.
– Grand-croix de la Légion d’honneur : déclinée.
– Protocole militaire : allégé.
Le pape logera et prendra ses repas à la nonciature. Il passera bien par l’Élysée, mais le cadre reste celui de Rome, pas celui de la communication élyséenne. Le détail Notre-Dame est le plus humiliant. Après l’incendie, la réouverture, les discours sur « la France qui se relève », le chef de l’État voulait le rôle de guide officiel du monument. Rome a dit non : les vêpres sont un acte liturgique, pas une visite commentée du président. Macron n’aura pas sa séquence « moi et le pape dans la nef reconstruite ». Le pape François n’était jamais venu pour une vraie visite d’État et avait refusé d’être l’acteur de la réouverture de Notre-Dame. Léon XIV vient, mais pas dans le costume que l’Élysée avait coupé. Invitation acceptée, scénario retoqué.
La police veut perturber la messe géante
Mécontents de leur entrevue avec le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez les 4 et 15 septembre, les syndicats de police Alliance Police nationale (avec Unité SGP Police-FO) revendiquent des augmentations salariales, de meilleurs moyens et effectifs et une enveloppe supplémentaire de 300 à 500 millions d’euros par an.
Ils prévoient de perturber la tenue de la messe géante (entre 500 000 et un million de personnes) prévue place de la Concorde et sur les Champs Elysées. La sécurité mobilisera plusieurs milliers de policiers, gendarmes et militaires. Vont-ils affronter leurs collègues ou le ministre leur donnera-t-il satisfaction à temps ?
par Jacqueline
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