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X, le réseau social anciennement connu sous le nom de Twitter, ne sera plus utilisé par le gouvernement du Nouveau-Brunswick pour ses communications courantes.
La première ministre explique sur ses comptes de réseaux sociaux que la province réfléchit depuis quelque temps à sa présence sur les réseaux sociaux, en particulier sur X.
Nous reconnaissons que l’historique récent de la plateforme, notamment les signalements de contenus préjudiciables et de mesures de protection inadéquates, a miné la confiance quant à sa capacité d’être utilisée d’une manière conforme à nos valeurs et à nos obligations envers la population du Nouveau-Brunswick, écrit Susan Holt.
Cette décision fait suite à une déclaration envoyée jeudi matin par le défenseur des droits des jeunes et des enfants.
Kelly Lamrock exhortait la province à mettre fin à l’utilisation de X, sauf pour les communications gouvernementales en cas d’urgence.
X et son assistant d’intelligence artificielle Grok font les manchettes depuis plusieurs mois, car ils permettent aux utilisateurs de modifier des images partagées sur les réseaux sociaux pour représenter le sujet de la photo en bikini ou en sous-vêtements, voire dans des positions sexuelles dégradantes.
Il y a eu des cas répétés d’images de mineurs sexualisées et diffusées par des utilisateurs de X et il est reconnu que X n’a pris aucune mesure pour empêcher cette pratique ni pour répondre en temps opportun aux plaintes des victimes, écrit Kelly Lamrock.

Le défenseur des droits des enfants et des jeunes, Kelly Lamrock, est également un ancien ministre libéral de l'Éducation. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Alix Villeneuve
Récemment, des pays ont commencé à serrer la vis au réseau social du milliardaire Elon Musk et à son IA. L’Indonésie et la Malaisie ont bloqué l’accès à Grok.
Le Royaume-Uni a ouvert une enquête pour déterminer si X diffuse des contenus illégaux ou n’en fait pas assez pour empêcher cette pratique. La justice française a ouvert une enquête notamment sur la création et la diffusion d’images à caractère pédopornographique.
De son côté, Kelly Lamrock souligne que « le risque de préjudice pour un mineur dont l’image sexualisée est diffusée est considérable, allant de crises de santé mentale à l’isolement social en passant par des perturbations scolaires et par l’automutilation ».
Il demandait également au gouvernement de faire des signalements contre les créateurs et les diffuseurs d’images qui exploitent des enfants et d’envisager des recours civils contre tout média social qui ne prend pas de mesures pour protéger les enfants.


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