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Par Le Figaro avec AFP
Publié le 23/08/2026 à 02h13
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Ce texte doit être voté en septembre avec une autre proposition permettant d’exclure l’opposition des élections.
Passer la publicité Passer la publicitéLe Parlement nicaraguayen a approuvé samedi une proposition de réforme constitutionnelle visant à faire fi des résolutions internationales et lois étrangères, nouvelle étape du repli mené par le couple présidentiel Daniel Ortega et Rosario Murillo.
Ce texte doit être voté en septembre avec une autre proposition permettant d'exclure l'opposition des élections. Mercredi, l'Organisation des États américains (OEA) avait voté une résolution à l'initiative des États-Unis pour convoquer une région «urgente» des chefs de la diplomatie pour évoquer ce projet du gouvernement nicaraguayen de s'approprier les élections.
Samedi, le Parlement du pays d'Amérique centrale a approuvé un amendement disposant que l'État «interdit, du moins ne permet pas, l'extraterritorialité des lois étrangères», d'après le texte lu par le président de l'institution, Gustavo Porras.
«Aucune loi, aucun règlement ni aucune norme émise par un autre État, groupe d'États ou organisation internationale qui réduit et porte atteinte à l'indépendance, la souveraineté (...), la paix du peuple et de la nation nicaraguayenne n'aura d'effet sur le territoire national», a-t-il précisé. «Seules» les conventions signées par le Nicaragua seront appliquées. La presse en exil a estimé que la décision d'ajouter cette mesure à la réforme vise à «ne pas se conformer à d'éventuelles résolutions» de l'OEA et des États-Unis.
L'OEA a tenu des dizaines de sessions sur le Nicaragua, en se limitant à des communiqués de dénonciation. Mais une réunion des ministres des Affaires étrangères des pays membres pourrait déboucher sur des dégradations de relations diplomatiques, voire des ruptures, ainsi que des mesures de pression économique.
Ancien guérillero marxiste, Daniel Ortega est au pouvoir depuis les élections de 2007. Avec son épouse Rosario Murillo, coprésidente, il dirige le Nicaragua d'une main de fer depuis les manifestations de 2018, qualifiant les opposants de «traîtres». Environ 300 personnes ont été tuées durant la répression des protestations selon l'ONU, et des centaines de milliers se sont exilées.


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