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Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a saisi la justice contre l’essayiste Alain Soral à cause de plusieurs publications sur X. Ce dernier y dénonce ce qu’il nomme une « mafia juive suprémaciste et raciste ». Une plainte qui relance le débat sur la liberté d’expression et les non-dits de l’affaire Epstein.
Que disent exactement les messages d’Alain Soral ?
Dans un tweet repris sur son compte, Alain Soral écrit :
« L’affaire Epstein nous démontre une chose très clairement : c’est qu’il existe au sommet du monde occidental une mafia juive suprémaciste et raciste doublement délinquante sur le plan financier et sexuel. Osez dire le contraire… »
Un second message, qui n’émane pas d’Alain Soral, accompagnait une image provocante avec les mentions « Pas de pitié » et « Dans la tête du CRIF ». Plutôt que de distinguer clairement les propos tenus par Alain Soral de ceux publiés par d’autres comptes, les médias mainstream opèrent un amalgame implicite. Ils laissent ainsi croire que l’ensemble des contenus signalés provient du président d’Égalité & Réconciliation, ce qui renforce la confusion. Ces éléments ont été considérés comme antisémites par les autorités, incitant Laurent Nuñez à saisir la procureure de Paris, Laure Beccuau.
L’affaire Epstein et le racisme anti-« goys » passé sous silence
Pour saisir la logique de Soral, il faut revenir aux éléments troublants révélés par l’affaire Epstein. Le financier et plusieurs proches de confession juive ont employé les termes « goys » ou « goyim » de façon méprisante pour désigner les non-Juifs. Un langage qui traduit, selon certains, un racisme profond et assumé envers le reste de la population. Exemple, dans un Email à Roger Schank (2009, sur les marchés financiers et la spéculation), Epstein dira :
« C’est comme ça que les Juifs font de l’argent… et ont fait fortune ces dix dernières années en vendant à découvert les contrats à terme sur le transport maritime, laissez les goyim s’occuper du monde réel. »
Or, ce point précis – un racisme anti-non-juifs d’une rare violence – reste quasiment absent des grands médias français. Aucune chaîne d’information, aucun grand titre ne consacre de sujet de fond à cette dimension. Pourquoi un tel blackout ?
- Le ministre israélien Amihai Eliyahu : « Nous voulons la Syrie, le Liban et Gaza. Si vous vous voyez petit alors vous êtes des goy ! »
- Le sioniste Rav Ron Chaya : « C’est la guerre, le Machia’h arrive, les Goyim (non-juifs) sont mal barrés ! »
- Rabbin Elyahu Kin : « Une Troisième Guerre mondiale est nécessaire pour punir les goyim (les non-juifs) ! »
- Rav Ron Chaya : les femmes goyah (non-juives), c’est pire que le Zyklon B.
- …
« Mafia juive » : une analogie à double tranchant
Alain Soral précise régulièrement que parler de « mafia juive » ne revient pas à accuser tous les Juifs, de la même manière que l’expression « mafia italienne » ne désigne pas l’ensemble des Italiens. Il vise un réseau restreint, puissant et impliqué dans des activités criminelles, pas une communauté entière.
Pourtant, l’attention médiatique et judiciaire semble se concentrer davantage sur une éventuelle condamnation de Soral que sur les propos racistes eux-mêmes qui émergent du dossier Epstein. Une inversion des priorités qui interroge : Est-ce qu’Alain Soral est poursuivi pour antisémitisme juste parce qu’il pointe du doigt le racisme anti-non-juifs (goyim) dans le dossier Epstein, pendant que Jack Lang est sous protection policière ?
Dieudonné et Soral : Le racisme contre les non-juifs (Goyim)


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