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À la suite d’un signalement, des inspecteurs du ministère de l’Environnement se sont rendus au chantier du boisé des sœurs à Trois-Rivières jeudi dernier. Ils ont identifié l’aster à feuilles de linaire, une plante désignée vulnérable depuis 2010 au Québec.
Le promoteur, Pier-Luc Drouin, a marqué d’un drapeau les spécimens pour éviter leur piétinement, dans l’attente d’une résolution avec le ministère de l’Environnement. Ce dernier n’a pas demandé l’arrêt des travaux, mais simplement d’isoler et de protéger la plante qui se trouve en périphérie du chantier.
Si le promoteur n’a pas plein droit de continuer son chantier d'ici jeudi, il menace de mettre complètement son projet sur pause. Si je n’ai pas l'autorisation imminente de les détruire, je stoppe le projet, déclare M. Dion qui craint des délais avec le ministère.
Le boisé a été rasé la fin de semaine du 27 juin pour construire 250 logements, dont 10 % seraient abordables.
Protéger les dernières preuves
Lundi midi, une citoyenne qui s’oppose à la construction de l’immeuble à logements a décidé de grimper dans le tas de bois laissé après la coupe.
Louise Gosselin refusait de partir, soutenant qu’elle avait le droit de manifester. J’ai pris cette décision-là ce matin parce que je sens vraiment que je suis à bout de ressources. C’est peut-être la seule façon que j’ai de faire entendre ma voix citoyenne, affirme-t-elle. Elle déplore que les instances gouvernementales n'agissent pas et ne lui répondent pas.

La militante Louise Gosselin souhaite protéger des espèces vulnérables qui se trouvaient dans le boisé des soeurs.
Photo : Radio-Canada / Naomie Duckett-Zamor
Pépines et camions continuaient de circuler sur le site et ramassaient les autres amoncellements de bois à proximité. Mme Gosselin s'était préparée à y rester un long moment.
Je vais rester toute la nuit s’il le faut a-t-elle lancé lorsque le promoteur l’a avisée qu’il avait appelé la police. La militante voulait protéger les dernières preuves des milieux de vie des oiseaux migratoires et de l’aster à feuilles de linaire.
Après un échange d’arguments avec le promoteur, qui s’est présenté sur son terrain, la police a été appelée. L'entrepreneur a donné un ultimatum pour qu’elle quitte à 13 h 30, auquel cas, il ne porterait pas plainte à la police. À 13 h 31, elle est descendue, non pas sans rouspéter.
Le promoteur assure qu’il ne portera pas plainte contre elle si elle ne revient pas.


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