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Jonathan Corriveau, connu sous le nom du « lanceur de roches » du chemin Sainte-Catherine, n’a finalement pas récidivé en septembre dernier, à Sherbrooke, selon le juge Benoît Gagnon. L'individu avait déjà été condamné pour avoir semé la peur en lançant des pierres sur plusieurs véhicules en mouvement.
Le dossier s’est conclu le 16 décembre dernier, alors que Corriveau a été acquitté des trois nouveaux chefs d’accusation qui pesaient contre lui.
À la suite d’un appel au Service de police de Sherbrooke pour des événements remontant au 7 septembre 2025, le Ministère public lui reprochait d’avoir lancé un objet sur le pare-brise d’une automobiliste qui circulait sur le chemin Sainte-Catherine. Il faisait ainsi face à des accusations de voies de fait armées, de méfait à l'encontre d'un bien d'une valeur supérieure à 5000 $ et de non-respect de conditions de probation.
Il demeurait en liberté pour toute la durée des procédures.

Jonathan Corriveau a été acquitté au palais de justice de Sherbrooke, en décembre.
Photo : Radio-Canada / Jasmine Rondeau
Selon son avocat, Me Michel Dussault, le Ministère public s’est rendu à l’évidence qu’il ne possédait aucune preuve contre son client. La plaignante au dossier avait fourni une description du suspect qui ne correspondait pas à Corriveau, avait-on d’ailleurs souligné lors de l’enquête sur remise en liberté. Elle aurait plutôt fait le lien par la suite, en lisant le nom de Jonathan Corriveau dans un article à son sujet.
Antécédents
Rappelons que dans un premier dossier, Jonathan Corriveau a été reconnu coupable le 10 avril 2025 d’avoir commis 57 méfaits similaires entre le 26 janvier et le 26 février 2024. Les automobilistes avaient déclaré aux policiers qu'ils avaient reçu de grosses pierres sur leur pare-brise, selon le même modus operandi.
La poursuite évoquait alors des pierres de la taille d’un poing encastrées dans les pare-brise ou encore des vitres ayant volé en éclats en plein déplacement. Corriveau avait été condamné à 24 mois d’emprisonnement dans cette affaire. Au moment du verdict, en considérant le temps de détention provisoire, il ne lui restait plus qu’une journée à purger.


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