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Europe 1 15h24 . le 7 janvier 2026 . 1 min
Le siège de «Midi Libre» en 2011 (Archives). © GERARD JULIEN / AFP
Une cinquantaine d'ostréiculteurs ont manifesté devant les locaux du "Midi Libre" à Saint-Jean-de-Védas dans l'Hérault, ce lundi 5 janvier. Les producteurs ont brûlé des pneus et des palettes et bloqué l'entrée du quotidien afin de dénoncer le traitement médiatique dont ils assurent être victimes par le journal.
Lundi soir, une cinquantaine d'ostréiculteurs encagoulés ont manifesté leur mécontentement devant les grilles du Midi Libre, à Saint-Jean-de-Védas, comme l'a relaté le quotidien. Ils reprochent au quotidien d'avoir été à charge dans son traitement médiatique.
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"Ce qui s'est passé n'est pas une atteinte à la liberté de la presse"
"Au siège de 'Midi Libre', la violence et la stupidité ont franchi un nouveau cap", a vilipendé Olivier Marino, directeur de la rédaction du journal dans un billet. Le journaliste dénonce les feux allumés devant les grilles du journal, les "morceaux de verres projetés" et les insultes lancés à l'encontre des "collaborateurs".
Si le directeur de la rédaction assure que le traitement médiatique de la crise des ostréiculteurs a été respecté, à savoir "l'exactitude des faits" et "le respect du contradictoire", les producteurs ne sont pas d'accord. C'est bien pour cela qu'ils se sont rassemblés devant le siège du journal, pour manifester leur mécontentement.
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Ils dénoncent effectivement la façon dont l'interdiction de commercialisation des huitres et moules de Thau a été relayée par le quotidien. Un interdit survenu après la détection d'un virus dans l'étang de Thau, à la suite des fortes intempéries du mois de décembre, qui a entrainé le déversement d'eaux usées dans la lagune.
"Ce qui s'est passé n'est pas une atteinte à la liberté de la presse. On veut dénoncer des articles qui nous stigmatisent injustement", s'est justifié Patrice Lafont, le président du Comité de la conchyliculture de Méditerranée. De son côté, Midi Libre va déposer plainte.
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