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Le gouvernement fédéral met fin à une initiative qui aidait les petites et moyennes entreprises à s’y retrouver parmi l’éventail de programmes et d’incitatifs fédéraux liés à l’économie propre.
Le financement du Carrefour de la croissance propre prend fin le 31 mars, et une note affichée sur sa page Web indique qu’il n’accepte plus de nouveaux clients.
Ressources naturelles Canada (RNCan) et Innovation, Sciences et Développement économique Canada (ISDE) administrent conjointement le Carrefour et ont tenté « pendant plusieurs mois » de trouver une autre façon d’assurer la poursuite du programme, selon deux notes d’information datées du 27 novembre, obtenues par Canada’s National Observer au moyen d’une demande d’accès à l’information auprès du gouvernement fédéral.
Les notes d’information recommandaient à la ministre de l’Industrie, Mélanie Joly, ainsi qu’à sa sous-ministre et à ses sous-ministres adjoints, d’approuver la fin du Carrefour de la croissance propre.
Au printemps dernier, les deux ministères ont envoyé des lettres aux sous-ministres des 15 ministères partenaires pour leur demander une contribution de 200 000 $ chacun afin de maintenir le Carrefour en activité. Seuls Transports Canada et le ministère des Pêches et des Océans ont offert une contribution financière, selon la note d’information. En l’absence d’un appui plus large, le fardeau financier serait trop lourd à porter pour ISDE et RNCan avec leurs « ressources internes limitées », précise la note.
« Compte tenu des pressions budgétaires actuelles », cette décision de mettre fin au programme ne devrait pas surprendre l’industrie ni les ministères, ajoute-t-elle.
L’an dernier, le premier ministre Mark Carney a ordonné à la plupart des ministères fédéraux de réduire leurs dépenses de 15 % sur trois ans.
La décision de mettre fin au Carrefour de la croissance propre aura des répercussions sur la « capacité d’ISDE et de RNCan à soutenir la croissance et la compétitivité du secteur canadien des technologies propres », indique la note d’information.
Le Carrefour était un « guichet unique » qui travaillait avec les principales entreprises canadiennes de technologies propres afin de leur offrir les bons conseils et le financement nécessaire à leur croissance.
« Les acteurs de l’industrie pourraient s’inquiéter de voir le gouvernement éliminer un service de soutien à l’industrie des technologies propres à un moment d’incertitude économique », prévient la note d’information.
Pour tenter de combler ce vide, ISDE prévoit conserver « une petite équipe » chargée d’appuyer les politiques du ministère en matière de technologies propres et le développement industriel, « ce qui comprendra un soutien continu — quoique réduit — aux PME », expliquent les documents.
L’entreprise HTEC, établie à Vancouver et spécialisée dans la construction et l’exploitation de stations de ravitaillement en hydrogène, figure parmi les exemples de réussite présentés sur la page Web du Carrefour. HTEC a travaillé avec le Carrefour de la croissance propre pendant environ deux ans afin d’obtenir du financement dans le cadre du Fonds stratégique pour l’innovation (FSI), un processus qui a été finalisé il y a environ un an, explique le président et p.-d.g. de HTEC, Colin Armstrong.
« Ils nous ont certainement été utiles. Cela ne fait aucun doute », dit Colin Armstrong au National Observer lors d’un entretien téléphonique.
« Ils nous ont aidés au début à comprendre ce que le FSI recherchait, à interpréter ce qui constituait une voie d’avenir probable, à déterminer à qui parler et quelles idées pouvaient être intégrées aux demandes. »
Selon lui, le principal inconvénient tient au fait que cela ajoutait un niveau de communication supplémentaire aux négociations, ce qui créait parfois des inefficacités.
HTEC savait déjà qu’elle devait se tourner vers ce fonds, ajoute Colin Armstrong. L’accompagnement du Carrefour aurait donc sans doute été encore plus utile pour les entreprises qui cherchent à savoir où obtenir un soutien financier, étant donné le grand nombre de programmes offerts.
La note d’information recommande au gouvernement d’axer son message sur la fin de l’initiative en insistant sur le fait que le secteur des technologies propres a pris de l’ampleur depuis le lancement du Carrefour en 2017, et que les entreprises du secteur peuvent toujours s’adresser à ISDE et à RNCan pour obtenir des conseils et du soutien.
À la lumière de la promesse de Mark Carney de réduire les dépenses publiques, la fin du Carrefour était annoncée dans le budget de 2024, qui prévoyait 6,1 millions de dollars sur deux ans, tout en demandant aux ministères de trouver d’autres modalités de financement à compter de 2026-2027.
Cet article a été traduit par la rédaction du Devoir à l’aide d’un outil d’intelligence artificielle après avoir d’abord été publié en anglais dans le Canada’s National Observer.


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