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Après l’échec d’ATT-Warner entre 2018 et 2022, le câblo-opérateur a annoncé, lundi, la séparation future des activités de sa filiale média, NBCUniversal, du reste du groupe. Les secteurs de la téléphonie et des médias font tous deux l’objet de guerres commerciales.

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Un bâtiment de Comcast NBCUniversal, à Los Angeles, le 29 juin 2026. Un bâtiment de Comcast NBCUniversal, à Los Angeles, le 29 juin 2026.

Dans le capitalisme américain, il y a l’art des introductions en Bourse et des rachats, mais il y a aussi celui des démantèlements. Pendant qu’Elon Musk introduit SpaceX en Bourse, sans doute suivi par les deux leaders de l’intelligence artificielle (IA) Anthropic et OpenAI pour des montants dépassant 1 000 milliards de dollars (880 milliards d’euros), la vieille économie est traitée avec brutalité comme l’a montré, lundi 29 juin, le mouvement opéré au sein du géant des médias et de l’Internet Comcast.

La firme va se scinder en deux – avec d’un côté sa distribution par câble d’Internet, qui exploite aussi le réseau mobile Xfinity, et de l’autre les activités de divertissements et de médias de NBCUniversals – pour créer deux entités distinctes d’ici à un an.

Ainsi se scelle, une nouvelle fois, l’échec de la stratégie visant à allier contenus et contenants dans les médias et la téléphonie. Ce revers, qui fut aussi celui du français Jean-Marie Messier à la tête de Vivendi Universal au tournant du siècle et fut plus tard d’ATT-Time Warner entre 2018 et 2022, est aujourd’hui celui de Comcast.

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