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Nouvelle étape dans la montée de la violence, le facho devient dans le discours gaucho macroniste, un ennemi de l intérieur à la solde de Poutine
À chaque fois, ces ennemis de l’intérieur sont liés à un ennemi de l’extérieur. Les périodes de guerre et de tension géopolitique sont propices à l’émergence du thème de l’ennemi de l’intérieur, dont l’existence est d’autant moins discutée ou relativisée que le véritable danger est bien réel.
Cet ennemi intérieur là –qu’il soit huguenot, contre-révolutionnaire, membre de la cinquième colonne, partisan d’activités «non américaines» ou bandido de l’Escambray–, exista sans doute souvent, mais son mythe le dépassa systématiquement, lui faisant une réputation de puissance numérique bien au-delà de ce qu’il représentait réellement.
C’est ce qui est intéressant avec l’ennemi de l’intérieur, en amenant la ligne de front au coin de la rue où vit chaque citoyen, c’est qu’il permet aux discours et entreprises politiques d’opérer dans des contextes internationaux tendus.
En septembre 1792 planait sur Paris la rumeur que les prisons de la capitale étaient peuplées de traitres qui complotaient contre la Patrie, en lien avec les Emigrés de Coblence. En son sein, la République aurait détenu des partisans décidés d’une «Saint Barthélémy des Patriotes».
L’ennemi de l’intérieur, pactisant avec des puissances étrangères, prêt à actionner les ressorts d’une guerre civile comparable aux guerres de Religion: voilà le portrait horrifique d’un implacable adversaire, portant la haine et la destruction à température de fusion.
Le résultat ne se fit pas attendre: les massacres de Septembre vidèrent les prisons et autres lieux de détention de leurs occupants. La Révolution finit par trouver l’incarnation de l’ennemi de l’intérieur en la personne même du roi, censé incarner la nation mais accusé de trahison et exécuté.
« tapi dans l’ombre », « véritable ennemi de l’intérieur », « met tout en œuvre pour faire triompher la Russie de Poutine contre l’Europe occidentale », et menace de démantèlement post-2027. C’est du langage de complot et de guerre culturelle, pas une description factuelle précise.
L’auteur de ce type de propos se situe typiquement dans la sphère de la gauche radicale ou du progressisme médiatique (cercles Mediapart, Attac, Blast, certains journalistes ou militants anti-concentration). Ce n’est ni un fou ni un simple idiot, mais quelqu’un qui applique une grille idéologique où :
- Un propriétaire de médias conservateurs (Bolloré, CNews, Europe 1, JDD, etc.) devient automatiquement un « ennemi de l’intérieur ».
- Toute ligne critique du consensus pro-Ukraine/anti-Poutine ou de la politique migratoire/macroniste est assimilée à de la collusion avec Moscou ou de la « propagande du Kremlin ».
- La concentration médiatique n’est dénoncée que lorsqu’elle va dans le sens opposé au sien (les empires de gauche ou centristes passent souvent sous silence).
- On passe de la critique légitime (influence, biais, concentration) à l’appel au démantèlement et au discours de survie de « la démocratie » en 2027.
Les formulations (« tapi dans l’ombre », « véritable ennemi de l’intérieur », « faire triompher la Russie de Poutine », « démanteler l’empire ») sont caractéristiques d’une rhétorique complotiste light et manichéenne très répandue dans ces milieux. On y trouve des parallèles réguliers avec les articles de Mediapart (« Le match entre l’empire Bolloré et la démocratie se jouera en 2027 ») ou les campagnes Attac (« Désarmer l’empire Bolloré »).Mediapart
En résumé : idéologue engagé, militant anti-droite qui confond opposition politique et trahison, et producteur de discours excessifs où l’adversaire n’est plus un concurrent idéologique mais une menace existentielle. C’est courant dans les camps polarisés des deux côtés ; ici, c’est clairement le camp qui voit Bolloré comme l’incarnation du mal médiatique


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