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Ne vous étonnez pas d'entendre encore beaucoup de musique francophone dans la vieille ville cet été : la Ville de Québec a décidé de prolonger son règlement qui oblige les musiciens de rue à performer uniquement en français dans certains secteurs.
L'an dernier, un projet pilote obligeait les musiciens de rue à présenter des chansons uniquement en français à deux endroits courus des touristes : à la Place Royale et au parc Félix-Leclerc, sur la rue du Petit-Champlain.
Pour ce qui est de l'expérience touristique des visiteurs et l'appréciation des citoyens de Québec, en général, les commentaires ont été très positifs, lance Jocelyn Gilbert, président du conseil de quartier Vieux-Québec–Cap-Blanc–Colline parlementaire, en entrevue avec Radio-Canada.

Jocelyn Gilbert, président du conseil de quartier Vieux-Québec–Cap-Blanc–Colline parlementaire.
Photo : Radio-Canada
Il poursuit en disant être heureux que le Bureau des grands événements, qui supervise les amuseurs de rue, ait reconduit cette forme d'obligation, entre guillemets, de prioriser la culture québécoise, la chanson francophone dans des lieux associés au berceau de la francophonie en Amérique du Nord.

Depuis 2025, les musiciens de rue sont contraints de présenter des chansons uniquement en français à deux endroits courus des touristes : ici, à la Place Royale, et au parc Félix-Leclerc, sur la rue du Petit-Champlain.
Photo : Radio-Canada
Une pente assez glissante
Tous ne partagent toutefois pas l’enthousiasme de M. Gilbert face à la reconduction de cette consigne.
On peut réguler le son, on peut réguler les horaires, c'est correct, souligne Birdie Veilleux, musicien et amuseur public. Mais quand une instance de pouvoir commence à fouiller un peu, piger dans ce que les artistes peuvent faire ou non, c'est une pente assez glissante.

Birdie Veilleux étaient de ceux qui dénonçait l'an dernier cette contrainte.
Photo : Radio-Canada
« On a gardé la règle du français pour les deux spots et on a ajouté la suggestion sur l'ensemble du territoire », poursuit-t-il. Même qu'on a reçu un courriel nous encourageant, encore une fois [...] de ramener le français encore plus.
S’il dit comprendre la démarche, il y voit néanmoins une genre d'ingérence, rappelant qu’on devient amuseur public par désir d'indépendance.
Le Bureau des grands événements insiste encore beaucoup, reconnaît Jocelyn Gilbert. Déjà, l’année passée, on a vu des améliorations un peu partout.
Il ne s'agit pas ici de réglementer à tout vent. Je pense que c'est une question de cheminement, de prendre conscience que nous sommes dans la ville de l'accent d'Amérique.
Avec les informations de Philippe L'Heureux et de Louis-Simon Lapointe


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