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Le Festival international du film africain de la Saskatchewan (AIFF-S) est de retour du 23 au 26 septembre avec une programmation élargie. Pour sa deuxième édition, 29 films seront projetés contre une vingtaine lors de la première édition avec davantage de productions canadiennes, selon la direction du festival.
Les organisateurs du Festival international du film africain de la Saskatchewan ont dévoilé vendredi les grandes lignes de cette nouvelle édition.

Les organisateurs du Festival international du film africain de la Saskatchewan ont dévoilé vendredi les grandes lignes de cette nouvelle édition.
Photo : Radio-Canada / Cory Herperger
La programmation réunira des œuvres provenant de la Saskatchewan, de plusieurs pays africains, notamment du Nigeria, de la Tanzanie et de la Tunisie, mais aussi du Royaume-Uni, de France et d’Inde.
Une plus grande place aux productions canadiennes
Le directeur du festival, Babatunde Onikoyi, explique notamment cette croissance par une présence accrue des productions canadiennes. Quatre films du pays seront à l’affiche cette année, contre deux lors de la précédente édition.
La programmation comprend notamment le court métrage A Priest Walks Into a Bar, du réalisateur saskatchewanais, basé Moose Jaw Tim Lenko, Kulu et Pushing beyond the Pale de de l’artiste Chancz Perry et le film Wolfblood : The Threads that Bind de la cinéaste métisse indépendante Dianne Ouellette.
L’augmentation du nombre de films a contribué à accroître notre réputation et celle du festival
Donner une voix à la diaspora africaine
Au-delà du nombre de films présentés, le directeur souhaite faire du festival une vitrine pour les histoires et les expériences des communautés africaines et de leur diaspora comme dans les films Beyond Borders de Sochima Okafor, Ndia qui parle de la santé mentale dans les sociétés africaines de l'artiste et réalisatrice nigérianne, Stella Damasus.

Affiche du film Ndia de l'artiste et réalisatrice nigérianne, Stella Damasus.
Photo : Fournie par Stella Damasus TV
Lorsqu’on réalise et projette ce genre de films, on donne une voix aux Africains. On raconte leurs histoires, leurs défis, leurs réussites et leurs espoirs.
Selon lui, le festival permet aussi de montrer que le cinéma consacré à ces réalités peut trouver sa place au-delà des grands circuits cinématographiques comme Hollywood.
Présent lors du lancement de la programmation, Phillip Chartier, chef du département d’histoire à l’Université de Regina, estime que l’événement contribue également à mettre en valeur la diversité culturelle de la communauté.
J’apprécie beaucoup ce festival. Ça reflète la merveilleuse diversité de notre communauté et aussi la richesse des cultures de l’Afrique et de la diaspora africaine, souligne-t-il.
Le festival débutera le 23 septembre dès 14 h, à la Cité universitaire francophone à Regina, avec une conférence consacrée au cinéma à l’ère de l’intelligence artificielle.

La Cité universitaire francophone à l'Université de Regina, en Saskatchewan, le 19 novembre 2025.
Photo : Radio-Canada / Cory Herperger
Les activités se poursuivront jusqu’au 26 septembre. Une cérémonie de remise de prix viendra notamment récompenser les meilleurs films saskatchewanais ainsi que des documentaires. Un défilé de mode africaine est également prévu pour clôturer cette deuxième édition.
Avec les informations de Yasmina Dagry


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