NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
La compagnie d'acier Stelco a commencé à mettre des travailleurs à pied en Ontario, invoquant les tarifs douaniers de Donald Trump. Ottawa menace l'entreprise de sanctions ou même d'une vente imposée par les tribunaux, si elle ne fait pas marche arrière. La nationalisation temporaire de Stelco pourrait être une bonne idée, pense un expert.
La ministre fédérale de l'Industrie, Mélanie Joly, a donné jusqu'à mardi à la compagnie américaine Cleveland-Cliffs, propriétaire de Stelco, pour lui présenter un plan de sauvetage.
Tout est sur la table, a affirmé la ministre Joly en entrevue à l'émission Zone économie jeudi.

L'aciérie Stelco à Hamilton a été achetée par la compagnie américaine Cleveland-Cliffs en 2024. (Photo d'archives)
Photo : La Presse canadienne / Peter Power
Le Canada ne peut pas dépendre des Américains pour le type d'acier galvanisé qui est produit par Stelco à Hamilton, a-t-elle expliqué.
Le gouvernement du Canada a besoin du type d'acier qui est produit à Stelco. Si le type d'acier produit à Stelco n'est pas produit par Cleveland-Clifs, nous, on va prendre les moyens pour qu'il le soit.

« Toutes les options sont sur la table », dit la ministre fédérale de l'Industrie, Mélanie Joly. (Photo d'archives)
Photo : La Presse canadienne / Christopher Katsarov
Interrogé au sujet d'une possible nationalisation de Stelco, le premier ministre canadien, Mark Carney, se contente de répondre que Cleveland-Cliffs/Stelco a encore quelques jours pour répondre à la lettre de la ministre Joly.
La nationalisation est-elle la solution?
Une nationalisation temporaire de Stelco mérite d'être évaluée, affirme Nicolas Lamp, professeur de droit et directeur de l'Institut sur la politique commerciale de l'Université Queen's à Kingston.
Si nous perdons ces emplois, si ce savoir-faire et ces travailleurs partent ailleurs, cela pourrait causer des dommages irréversibles à l'industrie sidérurgique.

La nationalisation est une option à évaluer dans le cas de Stelco, pense le professeur Nicolas Lamp de l'Université Queen's.
Photo : Radio-Canada
Pour lui, Ottawa pourrait acquérir Stelco de façon temporaire seulement, en attendant qu'un acheteur privé puisse être trouvé.
Il ajoute qu'on ne peut pas faire confiance au PDG de Cleveland-Cliffs, Lourenco Goncalves, parce qu'il a milité en faveur de l'imposition de tarifs douaniers sur l'acier canadien.
La ministre Joly invoque aussi cet argument, ajoutant que Cleveland-Cliffs s'était engagée à protéger les emplois à Stelco lorsqu'elle a acquis l'aciérie en 2024.
Le professeur Lamp admet que les risques liés à la nationalisation sont énormes, citant l'exemple du gouvernement britannique qui est coincé à renflouer British Steel, après son acquisition.
Non, disent les conservateurs

Le chef du Parti conservateur, Pierre Poilievre, s'oppose à la nationalisation de Stelco. (Photo d'archives)
Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld
Le chef conservateur à Ottawa, Pierre Poilievre, rejette catégoriquement l'idée de nationaliser Stelco.
Une industrie gérée par l'État, ça finit toujours par détruire la classe ouvrière.
M. Poilievre affirme que la nationalisation sert à enrichir les plus puissants liés au gouvernement, aux frais des contribuables.
Nous avons besoin d'une économie de libre entreprise, dit-il, accusant Mark Carney de miner le développement économique au pays avec ses politiques.
L'Institut économique de Montréal (IEDM) pense que la nationalisation de Stelco est une idée terrible. Ça ne ferait pas disparaître les droits de douane américains ni la surcapacité mondiale dans le secteur de l'acier, écrit le groupe sur Facebook. Ça aurait surtout pour effet de faire peser les risques et les pertes potentielles sur les épaules des contribuables.


2 hour_ago
30



























.jpg)






French (CA)