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Les élus du conseil municipal de Dieppe (Seine-Maritime) ont avancé sur le dossier de la vidéoprotection jeudi 25 juin 2026. Une entreprise a été retenue après l'appel d'offres.
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Par Mathieu Te Morsche Publié le 30 juin 2026 à 18h02
Chaque candidat aux élections municipales de mars 2026 à Dieppe (Seine-Maritime) avait son mot à dire sur le sujet. La vidéoprotection a beaucoup fait débat et ne fait pas l’unanimité dans les rangs de la majorité composée des élus communistes, écologistes et insoumis. Lors d’un conseil municipal en décembre 2025, la majorité avait annoncé le lancement d’un appel d’offres pour installer 84 caméras de vidéoprotection à Dieppe. Le sujet est revenu sur la table au cours du conseil municipal de ce jeudi 25 juin 2026.
L’opposition vote pour
Les élus ont voté pour l’attribution du marché à la société Fourment Citeos SAS. Au total, trois entreprises ont fait parvenir une offre dans les délais.
Le montant maximum de l’accord pour les bons de commande pour le déploiement et la maintenance de la vidéoprotection est fixé à quatre millions d’euros hors taxe sur deux ans.
Si les élus d’opposition ont salué le déploiement des caméras, ils ont été critiques sur certains aspects : « Nous ne sommes pas d’accord sur le choix de les acheter », déplore André Gautier, à la tête du groupe Dieppe qu’on aime !.
Lui est en faveur de la location : « Les évolutions technologiques sont rapides dans le domaine », avance l’élu de droite. Le maire Nicolas Langlois lui répond qu’avec la location, la Ville n’aurait pas eu le droit à des subventions du Département et de l’État, et que l’achat revient à un coût « beaucoup plus inférieur qu’à une location ».
L’extrême droite du Rassemblement national a également voté pour cette délibération, même si Antoine Labé suggère l’idée d’un centre de supervision urbain.
Trois oppositions
En revanche, trois élus de la majorité ont voté contre : « Aucune étude n’a démontré l’efficacité des caméras de vidéoprotection à grande échelle, souligne Marie-Odile Pousset. Le budget aurait pu être mieux utilisé. »
L’écologiste Frédéric Weisz, qui a voté pour, avoue que les caméras « ne sont pas [sa] tasse de thé » mais estime qu’elles pourront éventuellement servir à la propreté urbaine. « Dans une société où beaucoup surfent sur la peur, il faut mettre en place des actions rassurantes », avance-t-il.
Flore Berlingen, élue de la majorité, émet un point de vigilance : « L’humain doit prévaloir dans la rue ou derrière les écrans. Il y a un risque de dérive de surveillance algorithmique », dit-elle.
« Ce sera de la vigilance, et non de la surveillance », assure Jean-Marie Yhuel, adjoint en charge de la sécurité et qui suit le dossier.
Si l’on s’en tient au calendrier communiqué lors du conseil municipal de décembre 2025, les premières nouvelles caméras devraient commencer à apparaître dès cette année.
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