Alors que le volume de production 2026 s’annonce très bas après un été historiquement chaud et sec, les acteurs du secteur vinicole tentent de surmonter les difficultés, notamment en s’adaptant aux nouvelles tendances de consommation.

Sébastien Calemard - Aujourd'hui à 19:00 - Temps de lecture :

En France, 440 000 emplois animent le secteur du vin en 2026. Avec talent et créativité, pour faire face à des vents souvent contraires. Photo d’illustration Philippe Trias En France, 440 000 emplois animent le secteur du vin en 2026. Avec talent et créativité, pour faire face à des vents souvent contraires. Photo d’illustration Philippe Trias

En France, à quelques heures de l’automne (le 23 septembre), les vendanges sont presque partout terminées. Un peu, voire beaucoup plus tôt que d’habitude par endroits, car elles ont également été lancées très en avance à cause des canicules qui se sont succédé dans l’Hexagone depuis début juin.

Résultat de ces vagues de chaleur historiques, de la sécheresse et des orages parfois dévastateurs qui en ont découlé : la production viticole de l’année devrait s’élever à moins de 34 millions d’hectolitres, fruit d’une vendange en baisse de 6 % par rapport à la (déjà) petite récolte 2025, « une des plus faibles des 30 dernières années », selon le ministère de l’Agriculture.

Si l’on ajoute à cela une situation géopolitique et donc commerciale des plus incertaines, et le recul de 2,5 % des surfaces cultivées sous l’effet d’un plan gouvernemental de soutien à l’arrachage de vignes, on peut penser que la coupe n’est pas loin d’être pleine. Car le secteur du vin continue de faire vivre des centaines de milliers de professionnels dans le pays.

440 000 emplois concernés

Plus précisément, la filière « vigne et vin » représenterait, en 2026, quelque 440 000 emplois, selon l’association Vin & société. Une multitude de métiers sont concernés : viticulteur, vigneron, ouvrier agricole, tonnelier, embouteilleur, négociant, caviste, sommelier, œnologue… La liste est longue, les possibles combinaisons de spécialités infinies.

La consommation, elle, baisse dans le monde entier, souligne l’OIV (Organisation internationale de la vigne et du vin), mais la demande existe toujours et ses codes évoluent. Aux professionnels de s’y adapter.

Les travailleurs du vin, la plupart du temps passionnés par leur activité, se mettent donc en quatre pour diversifier leur offre, satisfaire le plus grand nombre et ainsi continuer de faire tourner la boutique. Certains d’entre eux sont à l’affiche de notre dossier cette semaine.

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