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Le Devoir est en lice pour remporter quatre prix au Concours canadien de journalisme (CCJ), qui récompense l’excellence dans le journalisme quotidien à travers le pays. Une journaliste, une développeuse, un designer, une éditorialiste et une photographe de la salle de rédaction de la rue Berri ont retenu l’attention des juges du CCJ.
Pour leur reportage interactif « Je m’appelle Heba Bashir » : Récit de vie à Gaza, qui raconte le quotidien d’une mère dans la bande de Gaza, la journaliste Magdaline Boutros, la développeuse Catherine Bombardier et l’ancien designer du Devoir Cédric Gagnon sont nommés dans la catégorie « reportage numérique ».
À travers des extraits d’appels, des images et vidéos prises dans cette région dévastée par la guerre et le témoignage d’Heba Bashir, qui œuvre dans le domaine des prothèses et des orthèses, l’équipe détaille comment les offensives israéliennes sur Gaza ont chamboulé le quotidien de plusieurs.
La journaliste Magdaline Boutros, reporter spécialisé sur les enjeux sociétaux et internationaux, est aussi nommée dans la catégorie « texte explicatif » pour sa série de reportages à Nuuk, au Groenland.
Dans un de ses textes, En quête d’indépendance, les habitants du Groenland ne veulent être ni Américains ni Danois, elle y détaille les désirs d’indépendance Groenlandais face à la situation géopolitique tendue en raison des menaces d’annexion du président américain, Donald Trump.
Alors que tous les yeux étaient tournés sur ce territoire indépendant du Danemark, Magdaline Boutros a aussi exploré, dans Les Inuits du Groenland, peuple frère des Inuits du Canada, comment les expériences vécues par les Inuits du Groenland ont une similarité consternante à celles vécues par les Inuits du Canada.
Éditorial et photographie
Parmi les finalistes du prix Claude Ryan, qui récompense les meilleurs éditoriaux et qui est nommé après l’ancien éditorialiste du Devoir, figure le nom de Louise-Maude Rioux Soucy.
Éditorialiste au quotidien et directrice de la section Opinion, ce sont ses textes sur le scandale de l’école Bedford (De quoi Bedford est-il le nom ?), sur les difficiles négociations entre les médecins et le gouvernement du Québec (Le retour de la carotte) et sur l’immigration à travers l’œuvre de Kim Thúy (Dans le miroir de Kim Thúy) qui ont retenu l’attention du jury du CCJ.
Finalement et non le moindre, la photographe du Devoir Marie-France Coallier est nommée dans la catégorie « photo documentaire » pour un cliché qu’elle a réalisé lors d’un photoreportage à la foire agricole d’Expo Brome, en Estrie.
Elle met en scène la jeune Ophélie Meunier Santerre alors qu’elle masse les joues d’une des vaches du troupeau de sa famille. « Je me promenais à la foire agricole Expo Brome et, à un moment, j’ai vu cette petite fille qui était assise dans l’enclos avec les vaches », racontait la photographe du quotidien en entrevue lors de la sélection de ses clichés préféré de 2025. « Ça devait être sa préférée ; en tout cas elle était très à l’aise ! »
Au total, ce sont 99 journalistes individuels et sept candidatures présentées en équipe, représentant 27 médias, qui sont finalistes à cette édition des CCJ. Les gagnants seront annoncés lors d’un gala à Toronto le 24 avril prochain. L’on y connaîtra également l’identité du journaliste de l’année 2025, selon le CCJ.


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