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Le député fédéral d'Abitibi-Témiscamingue, Sébastien Lemire, estime qu'il faut donner de la prévisibilité à Glencore pour lui permettre d'assurer ses investissements dans la Fonderie Horne de Rouyn-Noranda.
Jeudi, le gouvernement du Québec s’est justement dit prêt à accorder à la compagnie sept années de prévisibilité réglementaire pour la poursuite des activités du complexe métallurgique.
Selon Sébastien Lemire, c’était la chose à faire, soit accorder plus de temps à Glencore pour investir afin de diminuer les émissions de contaminants de la fonderie. « Je pense qu’on doit revenir dans un esprit de prévisibilité, peut-être même sur l’échéance d’une décennie », affirme-t-il.
« J’étais content d’entendre, effectivement, le premier ministre du Québec (François Legault) parler déjà de sept ans. Il serait réaliste de penser qu’avec les investissements qui sont à faire pour maintenir les infrastructures en place et améliorer l’encapsulage, ça prend cette prévisibilité », ajoute M. Lemire.
Le député du Bloc québécois estime aussi qu’il faut lancer une réflexion collective sur le seuil tolérable d’émissions d’arsenic dans l’air.
« Est-ce qu’on est capables de tolérer, pour tout le monde, un seuil de 15 nanogrammes (d’arsenic émis par mètre cube d’air) qui peut s’atteindre rapidement pour après ça être en mesure d’investir afin d’atteindre les meilleures normes mondiales, d’être en compétition avec l’Europe là-dessus? Le 6 nanogrammes, je pense, devient une cible accessible, mais il va falloir changer des paradigmes », mentionne Sébastien Lemire.


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