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Le défi de l’immigration en C.-B. : un nouveau départ à préparer

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Selon Liliia Varkhov, agente d'établissement pour le Relais francophone, le coût de la vie, et particulièrement du logement, reste une « surprise » pour beaucoup de nouveaux arrivants en Colombie-Britannique. Pour plusieurs, la préparation est essentielle pour faire face à un changement de vie « déstabilisant.»

Le Relais francophone a tenu un webinaire sur le thème du coût de la vie intitulé Vivre en Colombie-Britannique sans se ruiner pour mieux préparer les nouveaux arrivants ayant le projet de s’installer en Colombie-Britannique.

Les gens qui sont encore dans un pays étranger, parce qu'ils se disent ''oui, ça peut être cher'', n'imaginent pas quelle est la différence, raconte-t-elle.

Pour éviter les mauvaises surprises, Liliia Varkhov prodigue des conseils concrets sur la recherche de logements, pour trouver de bons prix au supermarché.

Des appartements à Vancouver, le 22 août 2024.

Les loyers de Vancouver sont parmi les plus élevés au pays.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms

Elle présente différentes options de transport, mais aussi les ressources disponibles aux nouveaux arrivants.

En ce samedi matin, tous les participants connectés au webinaire du Relais sont francophones. Un peu plus de la moitié habitent au Québec, certains sont résidents temporaires ou permanents et souhaitent s’installer en Colombie-Britannique.

Un constat que Liliia Varkhov fait aussi dans son travail d’accompagnement.

Il y a beaucoup [de gens] en ce moment qui déménagent du Québec [...] Il y a beaucoup de citoyens naturalisés ou de résidents permanents, mais aussi il y a des résidents temporaires [en raison] d'un système de tirage [à points] pour les résidents francophones hors du Québec.

Tout au long du webinaire, la plupart des interrogations des participants concernent le coût, la recherche de logement, et beaucoup se demandent si les salaires suivent le coût de la vie.

Selon un rapport de l’organisme Living Wage BC (nouvelle fenêtre) (en anglais), il faut gagner environ 27,85 $ par heure dans la grande région de Vancouver pour couvrir les dépenses essentielles et éviter un stress financier.

Venir et repartir à zéro

Mme Varkhov croit aussi que les difficultés d’installation liées à ce changement de vie peuvent peser sur le moral des nouveaux arrivants.

Les gens peuvent se sentir un peu déprimés, cela arrive même s'ils sont prêts et qu'ils imaginent comment ça fonctionne. Mais, une fois arrivés, c'est un peu plus difficile qu’ils ne se l’étaient imaginé, ça, c’est un gros défi.

Elle raconte qu’un homme qu’elle a accompagné à son arrivée, alors qu’il résidait dans son propre appartement dans son pays, a très mal vécu le fait de retourner vivre en colocation. Il y a aussi le défi de comprendre que, parfois, en tant qu’immigrant, on doit recommencer tout à zéro, ajoute-t-elle.

L’immigration : une aventure déstabilisante

Sashpreet Singh, originaire du Pendjab et croisé au centre-ville de Vancouver, vient de terminer ses études en gestion à Prince George. Il réside à Vancouver depuis seulement deux mois.

C'est une lutte quotidienne, vous savez, je ressens ces émotions tous les jours, ce n'est pas comme si je les avais surmontées. Mais je continue à me pousser.

Au sujet du coût de la vie plus élevée à Vancouver qu’à Prince George, il conseille à ceux qui envisagent de s’installer à Vancouver de faire leurs calculs et de ne pas se laisser aveugler.

Pour faire face au coût de la vie, il explique avoir beaucoup travaillé dans un restaurant cet été. Une expérience qui lui a aussi permis de rencontrer des gens de différents horizons.

Nous nous sommes lancés dans cette aventure avec une certaine naïveté quant à l'ensemble du processus, se souvient quant à lui Jay Clarke, Ontarien d’origine, quand il évoque son émigration en Angleterre avec sa conjointe il y a près de dix ans.

Déménager dans un nouveau pays est très déstabilisant [...] Déménager ici n'est probablement pas facile pour tout le monde.

Il croit que s’entourer d'un bon système de soutien est essentiel, mais surtout que rencontrer de nouvelles personnes est essentiel.

Je conseillerais aux gens de sortir de leur zone de confort et d'aller à la rencontre d'autres communautés, croit M. Singh, qui apprend depuis peu le français, car cette langue lui plaît.

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