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Le Danemark sous pression : Washington conteste sa souveraineté sur le Groenland

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Suite au chaos vénézuélien, Washington vise le Groenland : l’Amérique recycle ses rêves d’empire.

La rhétorique offensive de Washington

Le 5 janvier 2026, lors d’un entretien à CNN, Stephen Miller a affirmé sans détour : « Le Groenland devrait faire partie des États-Unis. » Il a justifié cette vision par des impératifs sécuritaires, arguant que les États-Unis, en tant que pilier de l’Otan, doivent contrôler l’Arctique pour protéger les intérêts alliés. Miller a même remis en cause le fondement historique de la revendication danoise, qualifiant le Groenland de « colonie » et mettant en doute le droit de Copenhague à l’administrer. Sans évoquer explicitement l’usage de la force, il a néanmoins minimisé les risques de conflit, estimant que « personne n’oserait défier militairement les États-Unis pour l’avenir du Groenland ».



Ces propos s’inscrivent dans le sillage des déclarations du président Donald Trump, qui avait exprimé son intérêt pour l’acquisition de l’île dès 2019, la décrivant comme un « formidable investissement immobilier ». Depuis son retour au pouvoir en 2025, Trump n’a cessé de présenter le Groenland comme un enjeu « stratégique » pour la sécurité nationale, sans écarter des options plus coercitives. Avec ses 57 000 habitants et ses immenses réserves de terres rares, l’île constitue un atout géopolitique de premier ordre face aux ambitions rivales de la Russie et de la Chine dans l’Arctique.

🚨ALERTE INFO

Stephen Miller sur CNN :

« De quel droit le Danemark revendique-t-il le contrôle du Groenland ? Sur quoi se fonde sa revendication territoriale ? [..] Les États-Unis sont la puissance de l’OTAN. » pic.twitter.com/UVG5zsXZKr

— Tribune Populaire🌐 (@TribunePop23) January 5, 2026


La riposte danoise, ferme et inébranlable

À Copenhague, la réaction a été immédiate et sans équivoque. La Première ministre Mette Frederiksen a vigoureusement rejeté ces affirmations, avertissant qu’une tentative d’annexion américaine signerait « la fin de l’Otan ». Dans un communiqué conjoint avec les autorités groenlandaises, elle a insisté : « Le Groenland appartient aux Groenlandais. Les États-Unis ne sauraient en prendre le contrôle. Nous exigeons le respect de notre intégrité territoriale. » Frederiksen a jugé « absolument insensée » l’idée d’une annexion, rappelant qu’elle violerait les principes fondateurs de l’Alliance atlantique et la souveraineté danoise, reconnue depuis des siècles.

Le gouvernement danois a convoqué l’ambassadeur américain pour exiger des explications, marquant une escalade diplomatique rare entre alliés. Des sondages révèlent que plus de 90 % des Groenlandais rejettent toute cession à Washington, confortant la position de Copenhague, qui perçoit ces déclarations comme une menace tangible et non comme une simple rhétorique.

Moscou, spectateur malicieux

Le Kremlin observe la crise avec une ironie non dissimulée. Des sources officielles russes, relayées par le journal Izvestia, estiment que la « décision est déjà prise » du côté américain et s’interrogent sur la « passivité » de l’Union européenne face à cette ingérence au sein de l’un de ses membres. Moscou, qui nourrit ses propres ambitions en Arctique, voit dans cette controverse une occasion idéale de souligner les divisions occidentales. Des analystes russes ont comparé la situation à d’autres contentieux territoriaux, accusant l’UE de faiblesse et de soumission excessive à Washington.

L’Union européenne, pour sa part, a réaffirmé son soutien indéfectible au Danemark. Des dirigeants britanniques, allemands et nordiques ont unanimement rejeté les prétentions américaines, soulignant que le statut du Groenland relève de la seule souveraineté danoise. Cette unité européenne contraste avec les tensions qui traversent l’Otan, où Washington presse ses alliés d’accroître leurs budgets militaires.

🚨 Trump en rigolant :

« Vous savez ce que le Danemark a fait récemment pour renforcer la sécurité au Groenland ? Ils ont ajouté un traîneau à chiens.

C’est vrai. Ils pensaient que c’était une excellente initiative. »

Ce mépris, c’est incroyable… J’espère que nos Atlantistes… pic.twitter.com/JFe7l8D9wn

— Tribune Populaire🌐 (@TribunePop23) January 6, 2026


Un avenir incertain pour l’ordre atlantique

Cette affaire révèle les enjeux profonds de l’Arctique, une région bouleversée par le changement climatique, qui ouvre de nouvelles voies maritimes et l’accès à des ressources convoitées. Les États-Unis disposent déjà d’une base militaire à Thulé, au Groenland, mais l’administration Trump semble viser un contrôle absolu pour contrer l’influence croissante de Moscou et Pékin.



Une annexion, même pacifique, risquerait toutefois de fracturer durablement l’Otan et d’isoler Washington sur la scène internationale. Des experts alertent sur le précédent dangereux que cela créerait, incitant d’autres puissances à contester des souverainetés établies et ébranlant l’ordre international hérité de l’après-guerre. Alors que les pourparlers diplomatiques s’intensifient, la communauté internationale guette le passage éventuel de la provocation verbale à l’action. Pour l’heure, le Groenland se trouve au centre d’une épreuve de force qui met à l’épreuve la résilience des alliances transatlantiques.

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