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Le tribunal correctionnel de Nantes a condamné un homme de 32 ans qui était poursuivi pour ses menaces de mort envers un conducteur de bus de Naolib le 18 novembre 2023 à Vertou.
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Par Laurent Fortin Publié le 11 mars 2026 à 23h40
En cette fin de nuit, à 5 h 50, un homme a en effet été pris à partie par un passager alors qu’il conduisait son bus. Ce cycliste, qui roulait « au milieu de la chaussée », s’était arrêté et était monté par la porte avant du véhicule : « fortement alcoolisé », il avait tenu des « propos insultants » et « racistes » envers le chauffeur de cette ligne sur Vertou.
Le plaignant, qui s’était fait « saisir » le bras droit et qui avait été « menacé » de « violences », était finalement parvenu à le repousser avant de prendre d’autres passagers. Il avait finalement redéposé le prévenu à l’arrêt Pirmil, tout en « restant en vigilance tout au long du trajet ».
L’homme agressif avait finalement été identifié grâce au système de vidéosurveillance de Naolib. Mais cet homme, originaire de N’Djamena (Tchad), a certifié, lors de son procès, qu’il s’agissait d’une confusion avec un autre homme : lui-même était « à Paris » au moment des démarches administratives liées à un « renouvellement de titre de séjour ».
Reste que son casier judiciaire porte trace de sept condamnations : trois sont liées à des infractions routières en lien avec une consommation d’alcool, et quatre pour des « violences avec arme » ou du « port d’arme » non autorisé…
L’ensemble des éléments confirme les faits dénoncés. Le plaignant n’a aucun intérêt à produire de faux éléments.
Six mois d’emprisonnement ferme potentiellement aménageables ont donc été requis.
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Le tribunal correctionnel de Nantes a finalement requalifié ces « menaces de mort » en « outrages ». Le prévenu a finalement écopé de deux semaines de travail d’intérêt général qu’il devra accomplir gratuitement au profit d’une association ou d’une collectivité sous un an. S’il ne s’y plie pas, alors il pourrait purger deux mois d’emprisonnement.
Le Tchadien devra aussi verser 100 € au conducteur de bus pour son « préjudice moral » : le tribunal a tenu compte de la « situation financière précaire » du prévenu. La victime lui avait initialement réclamé « 900 € » pour le « préjudice matériel » causé à son téléphone, mais sans produire de justificatifs. Il voulait aussi « 840 € » pour son préjudice moral.
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