C’est l’invasion de l’Ukraine par la Russie, en 2022, qui a suscité une révision de la loi sur le matériel de guerre sur laquelle le peuple se prononcera le 29 novembre prochain. A l’époque, les Etats européens solidaires de Kiev transfèrent armes et munitions pour sa défense. Le veto de Berne à des demandes de réexportation de matériel militaire suisse par l’Allemagne, mais aussi par le Danemark ou encore l’Espagne, va susciter l’incompréhension dans ces pays. Et en Suisse. C’est dans cet élan de solidarité avec l’Ukraine que la gauche va dans un premier temps lever son veto en vue de la révision d’une loi restrictive tout juste entrée en vigueur.
«Avec le conflit en Ukraine, tout le monde a été d’accord pour dire que cette loi était une erreur», a déclaré ce mercredi Guy Parmelin, venu présenter devant la presse les arguments du Conseil fédéral en faveur d’une modification de la loi fédérale sur le matériel de guerre votée par le parlement fin 2025. Celle-ci est combattue en référendum par une gauche finalement déçue par les termes de cette révision. En quoi cette loi sera plus favorable à Kiev? «Les exportations vers l’Ukraine restent interdites, a rappelé le conseiller fédéral. Elles sont limitées par le droit de la neutralité.»


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