NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Depuis les frappes israélo-américaines en Iran, samedi, de nombreux Québécois demeurent bloqués aux quatre coins du monde en raison de la fermeture de plusieurs espaces aériens au Moyen-Orient. Les vacanciers n’ont d’autre choix que de patienter dans l’incertitude ou de payer le prix fort pour rentrer au pays.
« Jamais je n’aurais pensé que nos vacances deviendraient une scène de guerre. On est en sécurité, mais on a hâte de rentrer chez nous », raconte Nathalie Boudreau depuis son hôtel de Dubaï, où elle séjourne avec son conjoint et leurs enfants de 13 et 7 ans.
Après une première journée à la plage, la famille a vu la situation basculer samedi soir. Rassemblés près de la tour Burj Khalifa pour un spectacle, ils ont aperçu des missiles interceptés dans le ciel. « On a vu une explosion, ça a fait une boule de feu, une traînée de fumée. On ne comprenait pas ce qu’il se passait », dit-elle.
De retour à leur appartement, le couple a appris dans les nouvelles qu’à la suite de frappes menées conjointement par Israël et les États-Unis sur l’Iran, le pays avait riposté en lançant des missiles et des drones sur des pays voisins, principalement des monarchies du golfe Persique abritant des bases militaires américaines. Et parmi ceux-là : les Émirats arabes unis.
La nuit du 28 février au 1er mars a été courte et éprouvante pour la famille. « On entendait beaucoup de détonations et, vers minuit, on a reçu un avis de rester loin des fenêtres. On a préparé nos sacs, chargé nos cells, et passé une partie de la nuit assis dans le corridor, prêts à évacuer à tout moment », raconte Mme Boudreau.
Dans leur quartier, près de la marina, les détonations se font rares depuis, même si les frappes se poursuivent dans la région.
La famille, qui devait repartir le 9 mars, a réussi à devancer son vol avec la compagnie Emirates au 6 mars. « L’espace aérien est partiellement ouvert depuis lundi soir, on espère que notre vol aura bien lieu », dit-elle, n’excluant pas de traverser la frontière terrestre vers Oman pour trouver un vol de retour s’il le faut.
Selon le fournisseur de données spécialisé Cirium, pas moins de 19 000 vols ont été annulés entre samedi matin et mardi au Moyen-Orient, soit près de 55 % des mouvements initialement prévus. Lundi soir, les aéroports de Dubaï et d’Abou Dhabi ont annoncé une reprise « limitée » de leurs activités, opérant surtout des vols vers l’est ou le sud.
Certains pays européens ont commencé mardi à rapatrier leurs ressortissants bloqués dans la région. De son côté, la ministre canadienne des Affaires étrangères, Anita Anand, a déclaré mardi avoir demandé à Oman l’autorisation d’utiliser son espace aérien « si nécessaire, pour permettre aux citoyens canadiens de quitter » la région. D’après Ottawa, environ 100 000 Canadiens sont actuellement coincés au Moyen-Orient.
Des itinéraires bouleversés à travers le monde
Comme Dubaï et Doha, la capitale du Qatar, sont devenues des plaques tournantes des vols internationaux, le conflit touche aussi des voyageurs coincés ailleurs dans le monde qui devaient y faire escale.
C’est le cas de Joël Groleau et Annie Chantal, qui devaient rentrer à Montréal dimanche après un voyage de deux semaines au Sri Lanka. Leur vol avec Qatar Airways, qui devait faire escale à Doha, a été annulé à la dernière minute, alors qu’ils étaient en chemin vers l’aéroport. Le couple a prolongé son séjour dans un hôtel aux alentours en attendant une proposition de la compagnie aérienne, en vain.
Annie Chantal devant rentrer rapidement à Montréal pour reprendre le travail, le couple a décidé de se débrouiller par ses propres moyens. « L’idée était de trouver une route qui ne passait pas par le Moyen-Orient. Mercredi, on se rend à Singapour, à partir de là on prendra un vol pour Tokyo, puis un autre vers Chicago et un dernier jusqu’à Montréal », explique Joël Groleau. Les nuits supplémentaires au Sri Lanka et l’achat de nouveaux billets ont coûté 6000 $ au couple.
Pour Isabelle Gagné, il était hors de question de payer des milliers de dollars pour un nouveau billet. Après un safari au Kenya, où elle accompagnait des voyageurs, l’agente de voyages a décidé de prolonger son séjour de deux semaines. Elle devait rentrer dimanche mais son vol, qui faisait escale à Doha, a aussi été annulé.
Qatar Airways ne lui ayant proposé aucune alternative, Mme Gagné a dû se débrouiller pour décaler son vol de retour à samedi prochain. « Plus qu’à espérer que les vols reprennent normalement, car je passe encore par le Qatar », explique-t-elle, s’estimant toutefois chanceuse d’avoir pu prolonger son séjour chez des amis, en sécurité, loin des bombardements.
Contexte mondial instable
L’état géopolitique du monde pèse de plus en plus dans le choix d’une destination, note John Gradek, expert en aviation et chargé de cours à l’Université McGill. La situation au Moyen-Orient en est un exemple, tout comme l’opération américaine au Venezuela, la crise à Cuba ou les violences à Puerto Vallarta. « L’influence américaine joue beaucoup dans le climat actuel, et ça va durer », dit-il.
Il invite les voyageurs à ne pas se fier uniquement aux images idylliques des réseaux sociaux, mais à s’informer sur la situation politique, économique et environnementale de leur destination souhaitée. Il reconnaît toutefois qu’une part d’imprévisible demeure : « Il y a deux semaines, personne n’hésitait à réserver un vol passant par Doha ou Dubaï. Tout est une question de tolérance au risque, de capacité à changer ses plans et, donc, d’avoir de bonnes assurances. »
Avec l’Agence France-Presse et La Presse canadienne


3 month_ago
29



























.jpg)






French (CA)