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Le commissaire à la lutte contre la corruption, Vincent Richer, est en tournée sur la Côte-Nord cette semaine afin d’aller à la rencontre des élus et discuter de prévention face à la corruption et la fraude.
Il a rencontré des élus aux Escoumins lundi et a fait de même mardi à Sept-Îles. Il terminera sa tournée nord-côtière à Baie-Comeau mercredi.
L’objectif avec les élus est notamment d’expliquer le rôle de l’unité permanente anticorruption (UPAC) et comment prévenir les actes répréhensibles.
« Quand tu es un élu ou un fonctionnaire et que tu fais face à une situation ou un comportement discutable, [il faut savoir] quoi faire avec cela et comment le dénoncer », affirme M. Richer.
La prévention est la clé selon le commissaire pour contrer des actes de fraudes. Les rencontres ont aussi permis de présenter les différents mécanismes de protection contre la fraude.
Le commissaire indique que les municipalités plus populeuses, comme Sept-Îles, ont souvent plus de ressources pour faire des vérifications contre la fraude, mais qu’il n’y a personne qui n’est pas à risque.
« J’invite les [élus] à être prudent, à être toujours vigilant et s’il y a une situation qui se passe, dénoncer-là », déclare Vincent Richer.
De nombreux élus nord-côtiers ont participé aux rencontres. Le maire de Sept-Îles, Benoit Méthot, indique que le rôle d’un élu est d’être le gardien de l’intérêt public.
« La rencontre avec l’UPAC témoigne de notre volonté de demeurer vigilants, d’agir avec transparence et de maintenir le climat de confiance qui est essentiel à notre développement et à la vitalité de notre territoire », dit-il.
De son côté, la mairesse de Forestville affirme que cette initiative témoigne de l’engagement des élus envers une gouvernance rigoureuse et transparente.
« En misant sur l’information et la prévention, nous contribuons à préserver la confiance des citoyens envers les personnes élues et leurs institutions municipales », estime Micheline Anctil.
Créer un lien de confiance
Dans la dernière année, le commissaire a fait des tournées dans plusieurs régions du Québec. Il est important pour lui d’être présent en personne et non de rencontrer les élus par un autre moyen comme la visioconférence. Cela s’inscrit dans un objectif de développer un lien de confiance entre L’UPAC et la population. Il s’agit d’une clé importante selon le commissaire parce que les informations et dénonciations du public sont cruciales pour combattre la fraude et la corruption.
Les cas de corruption ne sont plus des systèmes dans des municipalités comme il y a eu à Laval au début des années 2000 par exemple. La corruption de nos jours se fait entre des personnes initiées, explique le commissaire. Ainsi la collaboration du public est essentielle pour l’UPAC afin qu’elle obtienne des dénonciations.
« Pour avoir cette collaboration, le lien de confiance est la base », dit Vincent Richer.
Preuve que les efforts de prévention de l’UPAC portent fruit, il y a eu une hausse de 80 % des dénonciations dans les deux dernières années.
Vincent Rioux-Berrouard
Titulaire d’un baccalauréat en histoire et d’un certificat en journalisme de l’Université Laval, Vincent Rioux-Berrouard est journaliste au Journal le Nord-Côtier depuis 2020. Il couvre... Lire la suite


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