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Le Centre de pédiatrie sociale de Trois-Rivières lance un appel à la générosité pour continuer d’assurer ses services auprès de la population vulnérable.
Afin de renflouer ses caisses, le centre a mis sur pied une guignolée qui se déroulera jusqu’au 13 janvier.
Ce centre offre des services aux familles vulnérables qui vivent dans le centre-ville de Trois-Rivières. Les intervenants suivent les enfants de leur naissance jusqu’à ce qu’ils atteignent la majorité.
Ce service apporte une aide cruciale aux parents en quête d’accompagnement, comme Marie-Claude Provencher.
Confrontée à des problèmes de consommation à la naissance de son premier enfant il y a vingt ans, elle a eu recours à ce service. Aujourd’hui mère de deux enfants, elle témoigne de l’importance de cet accompagnement.
Pour Marie-Claude, l’arrivée de l’organisme dans sa vie a eu l’effet d’une tape dans le dos .
Je me demandais si j’allais être une bonne mère. Je suis une fille qui a toujours douté d’elle et j’ai eu un parcours difficile avant d’avoir mes enfants , admet-elle.
Avant son adhésion au centre, Marie-Claude avait plutôt eu des expériences difficiles dans le système de santé.
C’est quand même surprenant de voir à quel point, dans beaucoup de sphères du milieu de la santé, les préjugés sont forts , se remémore-t-elle.
Au centre, il n’y en a pas du tout [de préjugés]. Ça fait du bien de se faire écouter sans se faire juger.
Une approche particulière
La pédiatrie sociale se distingue par une approche globale de la prise en charge qui inclut toute la famille, assurant un soutien complet.
Par exemple, une consultation pédiatrique est toujours suivie d’une rencontre avec un intervenant psychosocial.
Ce sont souvent des familles qui sont réfractaires aux services ou qui ont eu de mauvaises expériences dans le réseau public , constate Marie-Danielle Martel-Gilbert, directrice générale du Centre de pédiatrie sociale de Trois-Rivières.

Marie-Claude Provencher et Marie-Danielle Martel-Gilbert peuvent témoigner des répercussions bénéfiques pour les familles accompagnées.
Photo : Radio-Canada / Perrine Bullant
Elle explique que les rencontres en pédiatrie sociale sont plus longues et donc moins expresses , pour assurer que les familles soient entendues et bien informées. De plus, les suivis sont plus fréquents, et soucieux que leurs droits soient respectés.
On prend le temps de tout faire avec douceur.
Marie-Claude reconnaît que cette approche fait une différence. J’ai tout de suite eu accès aux services d’une travailleuse sociale parce que j’avais de la misère et je voulais me reconstruire , confie-t-elle.
Je savais que s’il se passait quelque chose de dramatique à la maison, il y aurait quelqu’un qui pourrait m’écouter ou me donner un conseil , ajoute Marie-Claude.
Appel à la générosité
Ce type de service ne se fait pas gratuitement. Pour aider des gens comme Marie-Claude, le Centre de pédiatrie sociale de Trois-Rivières a besoin de fonds.
Actuellement, le tiers de son budget annuel est couvert par le ministère de la Famille, ce qui résulte en un manque à gagner significatif.
Le reste du financement provient des dons faits par la population, des entreprises et des fondations.
Mme Martel-Gilbert confirme que le financement est actuellement le nerf de la guerre. Si on n’a pas les sous, on ne peut pas embaucher, et on ne peut pas non plus ouvrir plus de place dans nos services. Donc on est un petit peu saturé à cause de cet enjeu-là.
Pour arriver à ses fins, le centre espère amasser 100 000 $.
D'après une chornique à l'émission Fin PM


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