Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Le Centre d’expérimentation musicale de Saguenay, berceau d’Angine de Poitrine

1 month_ago 42

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

La légende ne dit pas de quelle planète sont originaires Khn et Klek, du duo Angine de Poitrine, mais on sait où ils ont atterri sur Terre : rue Rhainds, dans le secteur Chicoutimi-Nord, au Centre d’expérimentation musicale (CEM). Depuis plus de quatre décennies, cet organisme laboure les terres saguenéennes pour y faire pousser des musiques de création, de la musique actuelle au jazz contemporain, en passant par le rock avant-gardiste — microtonal ! — et les musiques électronique et moderne. Coup d’œil sur cette institution unique au moment où s’ouvre la 35e édition de son Festival de musiques de création.

Guillaume Thibert, directeur général et artistique du CEM, ne cache pas sa fierté de voir Angine de Poitrine, création musicale 100 % saguenéenne, briller sur la scène mondiale : « Bien sûr que ça nous fait un petit velours, reconnaît-il en entrevue avec Le Devoir. Ce sont des artistes qui travaillent extrêmement fort : les storyboards pour leurs vidéoclips, les costumes, les décors, la lutherie, il y a énormément de boulot derrière ce succès. Je suis fier d’eux, mais je suis fier aussi que le CEM ait sa place dans l’écosystème » musical québécois.

« Je pense que sans une structure comme le CEM, peut-être qu’ils ne se seraient jamais rendus où ils sont aujourd’hui, parce qu’on les a soutenus à plein d’étapes de leur développement, estime M. Thibert. Ils ont enregistré leurs deux albums dans nos studios. On a diffusé leurs spectacles. On a produit leurs vidéoclips. On a été derrière eux pour les encourager et leur dire : “Ben oui, ça se peut, continuez !” Notre rôle, au CEM, est celui d’incubateur de talents et de soutien direct aux artistes. »

Ce qui est extraordinaire dans la démarche du CEM, c’est qu’elle est ancrée en région. Ces musiques qu’on dit « de niche » existent et se développent hors de grands centres que sont Montréal ou Québec, même hors des universités, grâce à des initiatives comme le Centre ou encore le Festival international de musique actuelle de Victoriaville (FIMAV), qui débute lundi prochain et avec lequel Guillaume Thibert et son équipe entretiennent des liens étroits.

Ce n’est pas un hasard si le CEM et le FIMAV ont vu le jour à la même époque, tous deux apparaissant dans un intense moment de création musicale libre au Québec. Le CEM s’inspire de la démarche du Centre d’essai Le Conventum (CEC), né au milieu des années 1970 rue Sanguinet, au cœur de Montréal, dans l’ancien atelier de décors du théâtre du Nouveau Monde.

Il est devenu un point de convergence d’artistes de toutes disciplines : arts visuels (Armand Vaillancourt y était), théâtre, musique, évidemment — des membres du CEC formeront le groupe culte prog-folk-fusion Conventum, avec notamment les guitaristes René Lussier et André Duchesne, témoins de la naissance de ce qu’on appellera la musique actuelle et du label Ambiances magnétiques, le bassiste Jacques Laurin (il a collaboré avec Plume Latraverse) et le guitariste et flûtiste Jean-Pierre Bouchard.

De retour dans sa région natale à la fin des années 1970, Bouchard reproduira l’esprit de liberté artistique du CEC en fondant en 1982 le CEM en compagnie du musicien Pierre Dumont, ce dernier donnant l’impulsion nécessaire pour l’inauguration, en 1989, du Festival des musiques de création.

Création et prise de risque

« Ce qui oriente le CEM, c’est l’expérimentation, la prise de risque, un certain idéalisme de la création musicale et de son rôle social. Pour faire une musique que les membres décrivent parfois tout simplement par le mot “différente” », résument Stéphane Boivin, concepteur sonore et responsable des communications au CEM, et la compositrice Marie-Pierre Brasset, dans un article consacré à l’histoire du Centre publié récemment dans la revue Circuit. Musiques contemporaines (« 43 ans d’expérimentation musicale au Saguenay », vol. 36 no 1).

Cœur battant des musiques de niche au Saguenay, le Centre, qui bénéficie du soutien du Conseil des arts du Canada, du Conseil des arts et des lettres du Québec et du Conseil des arts de Saguenay, n’a cessé de croître, se réjouit son directeur général. La création d’un programme de résidences artistiques en 2017 a accru son rayonnement : figures majeures du jazz d’ici, Rafael Zaldivar, Lori Freedman, Frédéric Alarie et Rachel Therrien en ont bénéficié ; plus récemment, les créateurs de musiques expérimentales thisquietarmy, Kee Avil et Érick D’Orion s’y sont posés. L’experte des synthés Sheenah Ko, collaboratrice de The Besnard Lakes, a tellement apprécié l’accueil du CEM qu’elle a choisi de quitter Montréal pour s’installer au Saguenay.

« On accueille en résidence des artistes de partout au Canada, mais on les fait travailler avec des musiciens de la région », insiste Guillaume Thibert, qui estime qu’une cinquantaine de musiciens forment la belle « communauté » du CEM. « On est dans le partage par la création, dans l’ouverture. Et on s’est diversifiés avec le temps : nous étions à l’origine très liés à la musique actuelle et au free-jazz, mais aujourd’hui, on s’ouvre à d’autres univers. C’est un peu ça que je cherche : avoir un impact sur la trajectoire des artistes qui viennent en résidence chez nous », comme l’organisme en a eu un sur celle d’Angine de Poitrine.

Unique au Québec, le CEM permet enfin au public de la région de découvrir des formes musicales singulières et vivantes différentes des musiques populaires, « et ça intéresse vraiment les nouveaux publics » qui fréquentent la salle et les studios d’enregistrement du centre, inaugurés en 2020.

« C’est aussi une question de perception : ces musiques un peu champ gauche, expérimentales, complètement pétées, étaient perçues comme hermétiques ou intello, alors que ce n’est tellement pas le cas ! On essaie de montrer que les musiques de création sont, oui, éclatées, mais à la portée du public. Si t’aimes le métal, tu peux aimer nos concerts. Si t’aimes le groove, tu vas trouver ton compte. Pour moi, la musique de création, il s’en fait dans le jazz, dans le post-rock, dans les musiques électroniques, et tout ça nous intéresse — et honnêtement, parce qu’on existe en région, on n’a pas le luxe de se cantonner à un seul genre musical. »

Ensemble, soutenons la réflexion

Média rigoureux et lucide, Le Devoir ne se contente pas de relater les faits.
Nos journalistes vous offrent les clés pour mieux comprendre l'actualité
d'ici et d'ailleurs. En soutenant notre mission, vous assurez la pérennité
d'un journalisme indépendant, exigeant et engagé.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway