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Pour une troisième fois en autant de séries, le Canadien de Montréal affrontera un rival très différent sur la patinoire.
Après avoir surmonté le groupe expérimenté et excellent pour fermer le jeu du Lightning de Tampa Bay, puis la formation dynamique et offensive des Sabres de Buffalo, le Tricolore affrontera en finale de l'Association de l'Est le groupe discipliné et combatif des Hurricanes de la Caroline.
C'est un groupe au style unique, où tout le monde est engagé et applique un échec avant très rapide. Les joueurs ne lâchent jamais et sont bien dirigés. Ils mettent l'accent sur les détails du jeu, a dit le défenseur du Canadien Alexandre Carrier au sujet des Hurricanes, mercredi, après l'arrivée de l'équipe à Raleigh à la veille du premier match de la série.
Carrier a aussi vanté la profondeur des Hurricanes, alors que l'entraîneur-chef Rod Brind'Amour n'hésite pas à déployer ses quatre trios et ses trois paires de défenseurs, même dans des moments plus corsés.
Les joueurs du Canadien avaient admis avoir eu besoin d'un peu de temps pour s'ajuster au style des Sabres en début de deuxième tour, après avoir joué sept matchs chaudement disputés contre le Lightning.
Cette fois-ci, ils espèrent s'ajuster plus rapidement, pour ne pas se retrouver dans les câbles dans la série. Le Canadien devra aussi vite tourner la page, reprenant le collier seulement deux jours après avoir éliminé les Sabres. Pour leur part, les Hurricanes auront profité de 11 jours de pause après avoir balayé les Flyers de Philadelphie.
Nous n'étions pas prêts au niveau des émotions pour le premier match face aux Sabres et ç'a paru, a reconnu le capitaine du Canadien Nick Suzuki. J'espère que nous serons mieux préparés pour le premier match cette fois-ci. Nous connaissons leur entraîneur et nous savons qu'ils travaillent fort à l'entraînement depuis plusieurs jours.
L'entraîneur adjoint Trevor Letowski participait à la conférence de presse du Canadien mercredi. L'entraîneur-chef Martin St-Louis était absent pour des raisons personnelles. Il devait toutefois rejoindre l'équipe en soirée mercredi.
Letowski a souligné l'importance pour les joueurs du Canadien de se concentrer sur ce qu'ils peuvent faire pour avoir du succès dans les différentes phases du jeu.
Dans chaque série, il y a un côté physique, des batailles individuelles, des moments où vous devez utiliser votre bâton pour récupérer des rondelles. Ce sont des jeux simples, mais ce sont des jeux sur lesquels les Hurricanes excellent, a noté Letowski.
Nous devrons faire des choses que nous avons tenté d'appliquer face au Lightning et aux Sabres, au sein de notre structure, de nos systèmes, a-t-il enchaîné. Nous devons trouver des manières de générer de l'offensive et de mieux défendre. Nous nous concentrons principalement sur les choses que nous devons faire et nous espérons les faire avec un peu plus de constance. C'est ce dont nous aurons besoin durant cette série. Nous ne pouvons pas connaître les mêmes petits pépins que lors des séries précédentes. Mais ça fait partie du défi. Nous espérons avoir appris des choses des deux premières séries.
Un directeur général fier
Le directeur général du Canadien, Kent Hughes, n'a pas voulu trop s'étendre sur la progression de son club depuis son entrée en poste en 2022 et sur la rapidité de la reconstruction. Il le fera probablement un peu plus lors du bilan de fin de saison, quand le parcours du Tricolore sera terminé.

Kent Hughes
Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz
Pour l'instant, Hughes s'est surtout dit heureux de travailler avec de bonnes personnes.
C'est du sport professionnel, mais tout le monde qui travaille pour le Canadien travaille fort et s'aime les uns les autres, et pas seulement les joueurs et les entraîneurs, a dit Hughes. De voir une équipe qui, au départ, ne gagnait pas beaucoup de matchs, surtout quand je suis arrivé. Je trouvais que c'était tellement sombre autour de l'équipe. Personne ne parlait après une défaite. Il n'y avait pas un bruit dans l'avion. Je suis content de voir ces personnes être en mesure de vivre l'envers de la médaille. Ça me rend fier, mais je suis encore plus content pour eux.
Hughes est également content de ne pas avoir pris un plus gros risque avant la date limite des transactions. Lors de sa conférence de presse le 6 mars dernier, il avait admis avoir donné un coup d'épée dans l'eau en tentant un grand coup.
Maintenant que son groupe se retrouve dans le carré d'as, il ne regrette pas de ne pas avoir payé un plus gros prix pour aider le Canadien à court terme.
De faire un changement et de priver un joueur de vivre ces bons moments, ça aurait pu avoir un impact dans le vestiaire, a dit Hughes. Nous parlons beaucoup de la culture de l'équipe. Les changements doivent se faire dans un objectif à long terme, et non seulement pour un an.
Nous avons tenté quelque chose et l'échec de cette tentative nous revient. Mais même avec la perspective d'aujourd'hui, je ne peux pas dire que j'aurais voulu faire les choses autrement, a insisté Hughes.
Il croit d'ailleurs que son groupe a tous les outils pour causer une surprise en éliminant les Hurricanes.
Nous avons beaucoup de respect envers cette équipe, mais, comme Martin (St-Louis) l'a déjà dit, nous ne sommes pas venus ici pour gagner une médaille de participation, a conclu Hughes.


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