NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Afin de participer à l'effort mondial visant à limiter la flambée du prix du pétrole, le Canada compte augmenter ses exportations de 23,6 millions de barils. Mais, en raison d'une exemption, le Canada ne dispose pas de réserves stratégiques, contrairement aux autres pays membres de l'Agence internationale de l'énergie (AIE).
Une question se pose toutefois : devrait-il malgré tout se doter d'une réserve stratégique, comme les États-Unis?
La réponse est négative, selon Yvan Cliche, spécialiste en énergie au Centre d’études et de recherches internationales de l’Université de Montréal.
Je ne pense pas que la réserve stratégique renforcerait tant que ça notre sécurité d'approvisionnement, tranche-t-il.
D'abord, l'expert estime que les situations provoquant la réduction de l'approvisionnement mondial en pétrole sont rares, rappelant que le Canada n'a réellement vécu cette situation que dans les années 1970.
Donc je pense qu'on ferait une mesure qui est quand même assez costaude pour une occurrence qui est quand même très faible, soutient-il.
Si les Américains avaient vécu la crise des années 1970 dans la situation actuelle, alors qu'ils sont un grand producteur de pétrole, je ne pense pas qu'ils auraient instauré des réserves stratégiques.
Il souligne également que l'Est du pays a un approvisionnement beaucoup plus stable, car il ne dépend plus autant du pétrole du Moyen-Orient depuis ces dix dernières années. En effet, les raffineries dans cette région achètent majoritairement du pétrole américain (72,4 % en 2023), selon la Régie de l'énergie du Canada.

La raffinerie Irving à Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick.
Photo : Radio-Canada
En 2023, 72,4 % des importations de pétrole au Canada provenaient des États-Unis, 12,9 % du Nigeria, 10,7 % de l’Arabie saoudite, 2,1 % de la Colombie, 1,1 % de l’Équateur et 0,7 % du Royaume-Uni, précise d'ailleurs le site Internet de la Régie.
Enfin, la transition énergétique est, selon Yvan Cliche, une autre raison qui réduit la nécessité de réserves stratégiques de pétrole.
À peu près toutes les provinces canadiennes veulent faire et accélérer une transition énergétique, qui veut dire essentiellement se défaire le plus possible, petit à petit, des énergies fossiles, rappelle-t-il.
Augmenter les voies d'exportation
Pour l'Association canadienne des producteurs pétroliers (CAPP), la création d’une telle réserve nécessiterait d’importantes consultations entre les gouvernements fédéral et provinciaux, ainsi qu’avec l’industrie.
Dans une déclaration datant du 11 mars, CAPP insiste davantage sur l'augmentation de la capacité d'exportation du Canada.
Les événements au Moyen-Orient [soulignent] la nécessité pour le Canada de jouer un rôle beaucoup plus important pour répondre à la demande mondiale d’énergie et renforcer la sécurité énergétique mondiale.
Une position appuyée par Yvan Cliche, qui explique que le Canada deviendrait un important fournisseur mondial s'il améliorait l'accès aux ports.
La plupart des pays importateurs de pétrole seraient très heureux de savoir que le Canada pourra augmenter sa présence dans les marchés mondiaux, surtout avec la réputation étincelante du pays, croit-il.
Avec des informations de Fuat Seker


3 month_ago
72



























.jpg)






French (CA)