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Ce samedi, l'hôtel Radisson, situé près de l'aéroport de Calgary, était en effervescence à l'occasion du Calgary Anime-Fest, un événement d'une journée consacré à la bande dessinée et aux films d'animation japonais, attirant de nombreux passionnés.
Pour cette édition, l'invité de marque est l’acteur de doublage Peter Kelamis, connu notamment pour être la voix anglophone de Goku, le personnage principal de la série d'animation culte Dragon Ball Z.
Il a d'ailleurs été le premier à prêter sa voix à ce personnage pour les trois premiers films de la franchise.
C’est un sentiment assez génial de faire partie de l’enfance des gens d’une certaine manière, confie M. Kelamis, évoquant les rencontres avec ses admirateurs.

Pour l'acteur de doublage Peter Kelamis, la plus belle des récompenses, reste simplement de voir les gens sourire, s'amuser et partager leur bonheur lors de ces événements.
Photo : Radio-Canada / Arzouma Kompaore
On y retrouve notamment Quintynn Harder, 17 ans, et son petit frère Kaidan McNulty, 13 ans. Si, pour l'aîné, l'acteur est une véritable légende de son enfance dans Dragon Ball Z et Lego Star Wars, son frère Kaidan, lui, estime avoir visionné Dragon Ball Z des centaines de fois.

Les deux frères, Quintynn Harder et Kaidan McNulty, partagent une belle complicité et profitent de ce rassemblement pour passer du temps ensemble et rencontrer leur idole Peter Kelamis.
Photo : Radio-Canada / Arzouma Kompaore
D'autres admirateurs sont venus célébrer cette culture de l'anime désormais bien ancrée dans le paysage national.
Jacob Laroche, 11 ans, est un grand amateur de la série Demon Slayer. Il se dit particulièrement fasciné par le style et la qualité des dessins de ces œuvres. J’aime vraiment ça… j’aime surtout écouter les émissions [à la télé], confie-t-il.

Malgré son amour pour les émissions et le dessin, le jeune Jacob Laroche a d'autres projets pour sa future carrière. Il ne souhaite pas travailler dans l'animation ou le doublage, mais aimerait plutôt devenir ingénieur.
Photo : Radio-Canada / Arzouma Kompaore
Oakley Saint-Martin, également âgée de 11 ans, participe à son tout premier festival. Elle a fabriqué elle-même son propre costume du personnage Toy Chica dans l'émission de jeu d'horreur Five Nights at Freddy's, en utilisant de la peinture pour tissu et des marqueurs.

Au-delà des costumes, Oakley Saint-Martin explique qu'elle adore pouvoir se promener, prendre des photos, échanger des bracelets et poser des questions aux autres participants pour découvrir ce qu'ils aiment
Photo : Radio-Canada / Arzouma Kompaore
Je suis super excitée d’être ici, de voir comment tout le monde s’exprime, c'est vraiment créatif, lance-t-elle.
Peter Kelamis dit que, souvent, lors de ses séances de dédicaces, [il] ne sait pas qui, des enfants ou des parents, l'aime le plus, mais les deux procurent un sentiment vraiment très agréable lorsqu'ils s'approchent de la table.
Il a aussi révélé les défis vocaux du métier, détaillant que l’enregistrement de Dragon Ball Z était parfois une torture pour les cordes vocales.
Les gens demandent souvent à la table : "Oh, est-ce que c'était amusant de doubler Goku?" Non. Non, c'était vraiment difficile [...] Chaque script comptait environ 22 à 25 pages et il y avait 18 ou 19 pages de cris.
Le festival d’une journée s’inscrit dans une tournée canadienne de festivals dédiés à la culture de l'anime, démontrant l’enracinement de ce phénomène au pays.
Nous aimons rassembler la communauté pour célébrer tout ce qui touche à l’anime, déclareMiranda Parker, organisatrice du salon.

« Au-delà des amitiés qui se nouent, de la créativité qui s'épanouit et des sourires qui illuminent les visages, s'immerger pleinement dans cette culture pop japonaise représente un investissement financier pour les adeptes », explique Miranda Parker, organisatrice du salon.
Photo : Radio-Canada / Arzouma Kompaore
Elle observe un engouement croissant pour cette culture à Calgary, notant un intérêt renouvelé chez les adultes comme elle, ayant grandi avec des classiques comme Akira ou Sailor Moon.
L'organisatrice souligne toutefois que participer à cette culture peut représenter un investissement considérable pour les fans, tant sur le plan financier qu'en termes de temps.
Que ce soit pour acheter des objets de collection, obtenir des dédicaces ou investir de l'argent et de la créativité dans la fabrication de costumes, il faut souvent faire des économies. Ce n’est pas donné, mais si vous avez l’amour et la passion, vous trouvez toujours un moyen, estime-t-elle.
Le Calgary Anime-Fest est une étape d’une tournée qui s’étendra notamment à Saskatoon, Vancouver, Montréal et Charlottetown au cours de l’année 2026, selon le calendrier des organisateurs.


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