NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Vous avez été nombreux à partager avec nous vos souvenirs d’un cadeau d’enfance qui vous a particulièrement touché ou ému à Noël. En voici une dernière sélection, pour boucler notre série.
Pour les filles aussi
Dans mon enfance, j’ai reçu de mes parents (pas du tout fan des Canadiens) une boîte de conserve scellée contenant deux billets pour un match des Canadiens. Je suis une fille, donc ce n’était pas coutume d’aimer et d’écouter le hockey. À l’époque, j’ai apporté une radio dans ma classe de 6e année pour que mes camarades puissent écouter un des matchs Canada-URSS. J’étais dans la seule classe mixte (fille-garçon) de l’école. Les classes de gars avaient eu la permission d’aller visionner le match sur la seule télé de l’école, mais non les classes de filles ou la classe mixte. Autres temps, autres mœurs. Les billets pour moi étaient un cadeau du ciel.
Brigitte Lefebvre
Parties de hockey
En 1960, j’avais huit ans, et comme cadeau de Noël, j’ai reçu un incontournable de l’époque : un jeu de hockey sur table ! En commençant à le déballer avec frénésie, je sentais de plus en plus que c’était bien ce que j’avais demandé. Je n’ai même pas pris le temps de m’installer confortablement, je me suis étendu, pour ne pas dire « effoiré », sur le plancher de la cuisine de ma grand-mère pour installer les figurines de joueurs sur les tiges permettant de les faire évoluer sur la patinoire.
Le jeu comportait les figurines des six équipes de la LNH de l’époque et, bien sûr, pas question qu’un de mes adversaires successifs — il y en eut quelques-uns, cousins, cousines, oncles — choisisse les Canadiens de Montréal ! C’était moi l’heureux récipiendaire de ce jeu, à moi l’honneur de représenter dignement la Sainte-Flanelle, fût-ce sur une simple petite patinoire en contreplaqué !
Ai-je besoin d’ajouter que, de retour à la maison, j’ai contacté tous mes amis disponibles afin de les inviter à la confrontation du siècle ! Heureusement, comme bien des familles, nous avions un petit sous-sol, de sorte que les parents n’ont pas eu à supporter les cris de victoire ou de défaite, les débats sur l’authenticité d’un but (prélude à la saga de celui d’Alain Côté), le bruit des tiges métalliques, le brassage intempestif du jeu, qui était, une chance, assez solide pour encaisser les coups.
André St-Pierre
Un jeu conservé longtemps
Mes parents nous faisaient (famille nombreuse) toujours de petits cadeaux pratiques qui intéressaient peu. Par contre, ma marraine me gâtait (c’est le souvenir que j’en ai gardé). Une année, elle m’offrit un jeu de hockey sur table, un superbe jeu haut en couleur. Mon frère m’offrit pour l’occasion un chandail du club Canadien. J’étais aux anges. Un jeu que j’ai gardé très longtemps dans mes affaires.
Robert Giroux
Poupée retrouvée
J’avais perdu ma poupée préférée et j’étais tellement triste. Tout cela pour la retrouver sous le sapin, à Noël, toute réparée et toute belle. Mon plus beau cadeau. J’avais à peu près cinq ans et je me souviens encore de ma grande joie.
Gisèle Maranda
D’une Carmen à une autre
Durant ma petite enfance à Rimouski, mes parents tenaient un casse-croûte qui permettait tout juste de boucler les fins de mois d’une famille de cinq personnes. Mes parents, mon frère et ma sœur, qui travaillaient à notre commerce, installaient l’arbre de Noël pendant que je dormais, tout juste avant la messe de minuit. Nous déballions les cadeaux en revenant de celle-ci. J’étais toujours surprise et ravie d’entendre mon nom sur les quelques cadeaux du pied de l’arbre. Ils étaient très simples, car « nous étions nés pour un petit pain… mais pas pour un gros », comme disait mon père. Un jour, entre Noël et le jour de l’An, je reçois par la poste une immense boîte qui m’intrigue. Quand je l’ouvre, je découvre une poupée de la taille d’un vrai bébé. C’était un cadeau de Carmen, la femme de mon frère mort à la guerre, qui habitait Québec. Ses parents tenaient aussi un commerce, une épicerie prospère, où elle travaillait. Comme mon frère était mon parrain, elle désirait prendre le relais. Ce cadeau me parvenait d’un autre monde que le nôtre sur le plan pécuniaire. J’étais éblouie ! J’ai longtemps joué avec cette poupée en l’habillant avec de vrais vêtements de bébé récupérés de tantes qui avaient « fini leur famille ». J’ai voulu la garder en souvenir de ces moments de joie, mais j’ai fait l’erreur de l’entreposer dans un sous-sol humide, faute d’espace, pendant trop d’années. Elle est maintenant toute craquelée et je cherche, en vain, un hôpital de poupées pour la faire réparer et la transmettre à ma descendance.
Carmen Lepage
Ça change d’une orange
J’ai présentement 85 ans. Je me souviens d’un cadeau reçu à l’âge de 4 ans, d’une tante qui travaillait à Montréal. Une poupée en plâtre grandeur nature, un vrai bébé avec des yeux qui bougent, mais sans cheveux. Tout un cadeau. Très heureuse, car les cadeaux, c’était seulement une orange habituellement. Mon souvenir le plus cher.
Germaine Labonté
Un chien bien caché
Au réveillon 1975, j’avais six ans et j’étais le seul enfant d’une grande famille. Mes parents avaient acheté une grande boîte à chapeau hexagonale, bien emballée, avec un grand chou rouge dessus… C’était un chien épagneul. Il avait su rester caché jusqu’au moment où j’ai ouvert la boîte. Il a ouvert ses beaux grands yeux, et que dire de ses belles oreilles pendantes. Il arborait une boucle rouge en guise de collier. Ce fut le plus beau cadeau reçu (à ce jour) par le père Noël (qui, visiblement, était venu juste pour moi).
Serge Henrichon
Les couleurs du bonheur
Une boîte de crayons Prismacolor ! Moi qui aimais tant colorier et dessiner, j’ai reçu cette boîte de crayons qui tenait debout, et je pouvais admirer toutes ces couleurs ! Je pense que c’était un grand bonheur de petite fille.
Louise Faucher
Proche de la déception
J’ai deux grands souvenirs :
— Ma marraine, sans enfant à l’époque, me donnait toujours de beaux (et dispendieux) cadeaux. J’avais demandé une Nintendo au père Noël. Le dernier cadeau de la soirée arrive : la boîte semble coïncider avec mon souhait, la famille se tait, la tension monte. Je commence à déballer, le cœur plein d’espoir. Quand je termine l’effeuillage, je ne reconnais pas la Nintendo… Misère, ma marraine n’a pas compris, elle m’a acheté une Super Nintendo ! Les larmes me montent aux yeux, je ne sais pas comment réagir devant cette surprenante déception. Ma marraine s’est trompée pour la première fois de notre relation ! Mon père intervient, me chuchote à l’oreille que c’est encore beaucoup mieux que la Nintendo de ma voisine Geneviève et que je vais faire des jaloux au retour à l’école en janvier. Je reprends mes esprits, remercie ma marraine, encore incertain de la qualité du présent. J’ai encore ladite Super Nintendo, qui ne m’a finalement jamais déçue ; merci tellement, marraine !
— 6e année, début novembre : je passe les examens pour le Programme d’éducation internationale. De connivence avec le directeur, qui est un de ses plus vieux amis, mon père retient ma lettre d’acceptation et me l’offre à Noël. Je saute de joie, toute la famille est fière et contente pour moi. Des années plus tard, diplôme en poche et verre de grands garçons à la main, l’ami directeur nouvellement retraité m’avoue, clin d’œil et sourire en coin, que j’ai été accepté 60e sur 60 et que la lettre aurait très bien pu en être une de refus…
Pier-Olivier Fortin
C’est la ouate
Pour Noël, ma grande sœur, Marie-Josée, a reçu des boucles d’oreille en or lorsqu’elle avait deux ou trois ans. Ce qu’elle a préféré, ce ne sont pas les boucles, mais bien la douceur de la ouate dans le petit boîtier. Comme quoi, ce ne sont pas toujours les cadeaux chers qui font le bonheur des gens.
Caroline Custeau


5 month_ago
18



























.jpg)






French (CA)