Cette fois, la Hongrie n’y est pour rien. Depuis plus d’un mois, les 27 pays de l’Union européenne peinent à s’entendre sur le 21e paquet de sanctions contre Moscou. Et le principal agent perturbateur n’est plus le Hongrois Viktor Orbán, déchu de son poste de premier ministre au profit de Péter Magyar, mais… le cabillaud russe. D’autres points de désaccord subsistent. La présidence irlandaise de l’UE a du coup convoqué les ambassadeurs des Vingt-Sept à une nouvelle réunion urgente mardi après-midi pour tenter de trouver un compromis. Qui pourrait déboucher sur le retrait du poisson du paquet pour mieux faire passer la pilule.
Concrètement, plusieurs pays refusent de se priver du cabillaud russe et défendent leurs intérêts nationaux. Ils bataillent ferme. C’est particulièrement le cas de l’Allemagne, de la France, des Pays-Bas et de la Pologne. Sans oublier le Portugal. Selon les données de marché compilées par la Commission et l’Observatoire européen des marchés de la pêche (Eumofa), 75 525 tonnes de morue de l’Atlantique russe ont été importées par l’UE en 2024, pour une valeur de 619 millions d’euros. La Russie représente à elle seule 24% du total des importations européennes de cabillaud.


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