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L’homme de 32 ans mis en examen pour l’assassinat de Sonia H. était porteur du dispositif depuis sa condamnation pour violences contre son ancienne compagne.

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Sonia H., connue sous le pseudo de Sonia Bellina, avait été retrouvée morte le 12 août, le corps en partie calciné près de Nîmes dans le Gard.
Un homme de 32 ans a été mis en examen ce vendredi 21 août pour l’assassinat de l’influenceuse Sonia H., connue sous le pseudo de Sonia Bellina, dont le corps a été retrouvé partiellement calciné dans le Gard. Les enquêteurs ont pu établir sa présence à proximité de la scène de crime notamment grâce au bracelet anti-rapprochement qu’il portait, a rapporté en premier BFMTV.
Les enquêteurs avaient dans un premier temps pu établir que l’homme avait probablement été le dernier contact de Sonia H. « dans le cadre d’une rencontre en qualité d’escort-girl sur rendez-vous la nuit des faits », a indiqué la procureure de Nîmes, Cécile Gensac.
Pour retracer la soirée, les enquêteurs ont notamment exploité les réseaux sociaux de la jeune femme et retrouvé la trace de ce rendez-vous pris la veille. Un téléphone semblait avoir suivi celui de Sonia H. pendant une partie de la nuit. Une ligne qui n’a toutefois pas permis, dans un premier temps, d’identifier son propriétaire.
Le bracelet anti-rapprochement porté pour protéger son ancienne compagne
Une voiture repérée par les images de vidéosurveillance sur le lieu du rendez-vous a ensuite retenu l’attention des gendarmes. Le croisement de plusieurs fichiers leur a permis d’associer une identité à la silhouette du conducteur, selon les informations du Parisien.
Finalement, l’ADN de l’homme a été retrouvé sur le corps de la victime. Le trentenaire a ensuite admis « avoir eu une relation la nuit des faits et la veille avec la victime ». C’est ensuite la fonction de géolocalisation de son bracelet anti-rapprochement qui a permis aux enquêteurs de consulter ses déplacements, qui correspondaient aux déplacements attribués au meurtrier, et donc finalement de pouvoir s’assurer de la présence du suspect à proximité des vignes à Saint-Gilles au moment du crime. Condamné en décembre 2023 à Lille pour des violences conjugales, l’homme - au casier judiciaire chargé - avait été soumis à cette mesure afin de protéger son ancienne compagne.
Le bracelet anti-rapprochement est un dispositif judiciaire, entré en vigueur en septembre 2020, destiné à prévenir les contacts entre une personne faisant l’objet d’une mesure d’éloignement et la personne protégée. Ce bracelet est porté continuellement par l’auteur des violences, qui est aussi équipé d’un « dispositif téléphonique » pour permettre au centre de surveillance de le contacter, détaille Le Parisien.
Pour que ce dispositif soit mis en place, le coupable et la victime doivent tous deux consentir à son application et le juge doit avoir prononcé une « interdiction de contact » ainsi qu’une « interdiction de se rapprocher à moins d’une certaine distance ». La mesure est applicable pour six mois et renouvelable par la suite, comme ça a été le cas pour le suspect de l’assassinat de Sonia H.
Malgré les différentes preuves apportées par les enquêteurs, le suspect n’est pour l’instant pas passé aux aveux pour le meurtre de la femme de 29 ans.


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