Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Le boycottage des Jeux de 1976, symbole de force des pays africains

2 month_ago 121

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

En 2026, on célèbre le 50e anniversaire des Jeux olympiques de Montréal. Dans cette série mensuelle, Le Devoir raconte les exploits et les controverses qui ont marqué ce moment phare de notre histoire. Quatrième récit : avec le boycottage concerté des Jeux par des pays africains pour dénoncer le terrible apartheid de Pretoria, la rencontre sportive a aussi été l’occasion de parler politique et droits de la personne.

Les projecteurs braqués sur les Jeux olympiques de 1976 à Montréal ont été habilement réorientés sur l’apartheid en Afrique du Sud — attirant l’attention du monde sur ce sinistre système d’oppression et de ségrégation. Ce tour de force est le fait du boycottage des Olympiques par une vingtaine de pays d’Afrique, montrant le pouvoir de cette alliance qui a su faire entendre sa voix sur la scène internationale.

« Leur geste a résonné. On en a parlé dans les journaux du monde entier », a déclaré en entrevue avec Le Devoir Nicolas Bancel, professeur d’histoire contemporaine de l’Université de Lausanne, en Suisse.

En plus de mettre l’apartheid à l’ordre du jour public, ce boycottage politique a fait figure de symbole, tel un « emblème postcolonial », note le professeur, un spécialiste de l’histoire coloniale et de l’histoire du sport.

Il n’a pas été le seul ni le premier boycottage des Jeux olympiques, mais 1976 a été le témoin du premier des grands mouvements de boycottage, précédant ceux de 1980 (Moscou) et de 1984 (Los Angeles).

Les photographies de l’époque sont éloquentes : on y voit les athlètes des délégations africaines venant de plier bagage, attendant leurs vols de retour à l’aéroport de Montréal, certains avant même d’avoir foulé le stade. Quelque 650 d’entre eux quitteront la métropole dans ce geste concerté. Certains affrontements sportifs très attendus n’ont pas eu lieu vu leur absence et d’autres compétitions ont souffert sans les détenteurs de record, comme l’Ougandais John Akii-Bua, spécialiste du 400 mètres haies.

Ce qui a mis le feu aux poudres

Le mot d’ordre était venu de l’Organisation de l’unité africaine (OUA) — prédécesseur de l’Union africaine (UA) — chef d’orchestre du mouvement de protestation. Le boycottage sera alors la décision de ses États membres et non pas des fédérations sportives, note le professeur.

L’OUA avait deux revendications majeures au moment de sa création 13 ans plus tôt : la décolonisation complète du continent africain et la lutte contre l’apartheid, explique l’historien. Lorsque le Mozambique et l’Angola sont devenus indépendants en 1975, l’OUA a concentré ses efforts sur les régimes ségrégationnistes brutaux de l’Afrique du Sud et de la Rhodésie.

Mais au sein de l’ONU, les pays africains peinent à faire entendre leurs revendications, note-t-il. Les résolutions en lien avec l’apartheid ne passent pas la barre du vote, et ils sont donc incapables de faire imposer des sanctions à l’Afrique du Sud.

Les JO de 1976 leur ont offert une tribune politique majeure, à un moment plus qu’opportun. Car le mois précédant l’ouverture des Jeux a été marqué par deux événements qui ont mis le feu aux poudres.

Le premier a été un réel « catalyseur », selon le professeur Bancel. Il s’agit du « massacre de Soweto », en Afrique du Sud — « un des plus grands massacres répressifs de la police sud-africaine ». Alors que des écoliers et des étudiants manifestaient pour dénoncer l’imposition de l’afrikaans — la langue de l’oppresseur — pour l’enseignement dans les écoles de la majorité noire du pays la police a ouvert le feu, faisant plus de 600 morts.

Le second concerne le rugby. L’équipe de la Nouvelle-Zélande, les All Blacks, a entamé une tournée en Afrique du Sud pour y affronter les Springboks lors de plusieurs matchs. Déjà horrifiée par le massacre de Soweto, l’OUA organise la demande d’exclusion de la Nouvelle-Zélande, moins d’une semaine avant l’ouverture des Jeux — l’Afrique du Sud en ayant été exclue après ceux de 1960.

Le Comité international olympique (CIO) a refusé, citant ses règles internes, et le fait que le rugby n’est pas une discipline olympique. Le boycottage a pris effet, mettant une pression majeure sur le CIO. « Nous déplorons seulement que les seules victimes de ces actions soient les athlètes, les organisateurs, les fédérations et le public. En un mot, le sport », soulignait alors le président du CIO, lord Killanin.

Les effets du boycottage

Le 19 juillet 1976, deux jours après la cérémonie d’ouverture des Jeux, le Congolais Jean-Claude Ganga, secrétaire général du Conseil supérieur du sport en Afrique, a présenté des excuses au gouvernement canadien et au maire de Montréal, Jean Drapeau.

« Nous sommes de bons amis du Canada et nous ne voulons pas qu’ils pensent que ce boycottage est contre eux […] Ce boycottage est dirigé contre la Nouvelle-Zélande. C’est une question de la dignité de l’Homme. »

Leur coup d’éclat n’aura pas d’effet immédiat, estime le professeur Bancel. Il faudra évidemment attendre le début des années 1990 avant que des gestes politiques concrets ne mènent à la fin de l’apartheid.

Le boycottage de 1976 s’est néanmoins inscrit dans un mouvement de contestation de l’apartheid, qui a pris du volume dans l’opinion publique dans les années 1970, estime l’historien. Il a également été un événement majeur dans l’histoire de l’OUA, qui a su montrer qu’elle pouvait jouer un rôle de premier plan dans la politique internationale.

« Je pense qu’indirectement, ça a eu des effets sur la position de certains pays occidentaux, puis cela a radicalisé la position des pays africains. » M. Bancel avance que le boycottage a modifié le rapport de force entre les pays du continent africain et ceux de l’Europe en leur envoyant un signal que s’ils vont trop loin dans leur soutien à l’Afrique du Sud, ce motif pourrait s’ajouter à d’autres pour une rupture des relations bilatérales.

L’année suivante, en 1977, l’Accord de Gleneagles a été signé par les pays du Commonwealth pour décourager activement les rencontres sportives, entre équipes ou individuelles, avec l’Afrique du Sud.

Quant à l’Afrique du Sud, elle a effectué son retour aux Jeux olympiques de Barcelone en 1992.

Ensemble, soutenons la réflexion

Média rigoureux et lucide, Le Devoir ne se contente pas de relater les faits.
Nos journalistes vous offrent les clés pour mieux comprendre l'actualité
d'ici et d'ailleurs. En soutenant notre mission, vous assurez la pérennité
d'un journalisme indépendant, exigeant et engagé.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway