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ARTS. L’exposition Échos intérieurs d’Antoniu Macréa, présentée tout le mois de juillet chez Axart, explore l’identité et le monde intérieur à travers le portrait et l’autoportrait.
Chaque œuvre est une plongée introspective où le regard se tourne vers l’âme, révélant une quête de vérité au-delà des apparences.
La collection se déploie en trois mouvements : les visages de l’introspection, miroirs psychologiques captant des fragments d’identité et d’émotion brute; les formes subconscientes, figures totémiques et visions surréelles; et l’éclat de l’abstrait, où la couleur explose en chocs chromatiques purs.
Réalisées à l’encre, au stylo à bille et au café, les œuvres dialoguent en bleu profond et brun sépia. Ces teintes traduisent un échange entre le rêve et la chaleur humaine, la mémoire et l’érosion du temps.
«C’est la première fois que j’expose au Canada, confie Antoniu Macréa dans un entretien avec L’Express. C’est spécial parce que les œuvres n’ont pas été faites pour être exposées, ce sont des œuvres très personnelles. Pour les gens, ce sont des images, mais, pour moi, il y a toujours quelque chose en arrière : ce sont des expériences, des désirs, des choses qui m’ont touché…»
Toujours en quête de nouvelles façons de s’exprimer, l’artiste habite Drummondville depuis cinq ans.
«On dit que les artistes, pour être créatifs, doivent souffrir, alors moi, je suis assez créatif!» blague-t-il à la manière de ses tableaux de clowns, qu’on devine tristes sous leur masque joyeux.
Dans la symbolique des œuvres exposées, évidemment, tout est relié à l’artiste. Le portrait du peintre avec son chien devient tout ce que le chien symbolise pour lui. Le bleu lui rappelle l’eau qui, elle, lui rappelle son père, disparu depuis longtemps. «Ce sont toutes des choses cachées», pointe-t-il.
On peut contempler des portraits de gens aux yeux noirs, sans fond, ou des portraits d’autochtones, par exemple. «Je suis fasciné par les portraits de gens différents», confie le créateur.
Antoniu Macréa utilise aussi le café pour ses teintes de bruns. «Je n’ai pas trouvé de couleurs de peinture qui peuvent aller du noir jusqu’à des transparences comme ça. Pour moi, c’est plus naturel. Je trouve que c’est très riche : c’est comme toucher la terre. Ça me parle, j’ai passé beaucoup de temps dans la nature, au bord de la rivière».
Ce qui l’inspire? Il ne cherche pas trop l’inspiration, préférant regarder à l’intérieur de lui-même pour y trouver ce dont il a besoin.
«Je sais toujours où je commence, mais je ne sais jamais où je vais arriver. Pour moi c’est un voyage», décrit Antoniu Macréa.
Autres expositions
Notons qu’il est possible également, durant le mois de juillet, de visiter l’exposition Le temps d’une pause, d’Ascelin Junior Dormé. Dans son univers apparaissent couleurs très vives et puissantes, formes, femmes, lignes, oiseaux, jeux de lumière et harmonies.
Du côté de l’espace collectif, jusqu’au 30 août, on peut admirer l’exposition Vagabondage, du collectif formé de Danielle St-Arnaud McKenzie, Denis Guyon, Élise Thibault, Francine Laplante, Hélène Courchesne, Karine Roy, Linda Cyrenne, Louis Dumont, Louise Jacques, Marielle Langlois, Michel Leblond, Nathalie Grandmont, Nicole Jalbert et Pauline Campagna.


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