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Le Bas-Saint-Laurent a franchi le cap record des 100 millions de dollars de revenus bruts annuels en hébergement. Il s'agit d'une augmentation de 84 % par rapport à 2019.
Selon Pierre Lévesque, président-directeur général de Tourisme Bas-Saint-Laurent (ATRBSL), les chiffres montrent que la région marche concrètement vers la vision dont le conseil d’administration de l’ATRBSL s’était doté en 2019 : devenir la destination nature et affaire quatre saisons de l'est du Canada d'ici 2030.
Ce qui est intéressant, c'est que les statistiques nous disent qu’il y a une progression et qu’on n'était pas dans le champ, a affirmé M. Lévesque en marge du colloque annuel de l'industrie touristique du Bas-Saint-Laurent, qui réunit quelque 250 acteurs du secteur mercredi à Rivière-du-Loup.

Pierre Lévesque, président-directeur général de Tourisme Bas-Saint-Laurent
Photo : Radio-Canada / Veronique Duval
Il explique que le taux d'occupation en hébergement est déjà saturé depuis quelques années en été, et qu'on note une croissance de 27 % de la demande d'hébergement hors saison par rapport à 2019.
C'est le résultat, notamment, d’une belle concertation qui se fait avec les responsables touristiques et du développement de chacune des MRC. On fait des rencontres pour expliquer que le tourisme, c'est plus que l'été, c'est à l'année, raconte-t-il.
Tourisme et vitalité régionale
Il y a des avantages à développer le tourisme. Ce n’est pas délocalisable, ça permet d'augmenter notre qualité de vie. Ça se fait progressivement, puis on le voit, les retombées sont là.

Frédéric Dubé, vice-président exécutif de l’Alliance de l’industrie touristique du Québec.
Photo : Radio-Canada / Veronique Duval
Le vice-président exécutif à l'Alliance de l'industrie touristique du Québec, Frédéric Dubé, constate lui aussi que le développement du tourisme à l'année contribue à rehausser la qualité de vie et la vitalité des milieux.
La vitalité régionale de ton offre touristique permet d'attirer des médecins, des enseignants, et pour des entreprises [...] des ingénieurs, des gestionnaires. On l'oublie trop souvent, affirme-t-il.
Automne, hiver et printemps
Il indique qu’il faut aller au-delà de l’idée d’une seule saison touristique estivale pour les voyageurs de passage.
Même nous, en tant que Québécois, on dirait que, tranquillement, on se réapproprie l'hiver, on se réapproprie l'automne, on se réapproprie le printemps. Et il faut réaliser que c'est exotique, pour quelqu'un qui ne vit que dans l'été tout le temps, de venir vivre l'hiver, ajoute-t-il.

Le Bas-Saint-Laurent travaille notamment à se positionner comme destination de choix pour le vélo de montage. (Photo d'archives)
Photo : Gracieuseté / danyforget
Selon lui, dans le contexte mondial actuel, le Québec a tout ce qu’il faut pour attirer les touristes internationaux.
La compétition n’est pas entre nous, elle est à travers le monde. Le dollar consacré au voyage, on est plusieurs à compétitionner pour l’avoir. Le Bas-Saint-Laurent se positionne en relevant la barre en se positionnant comme une destination de choix et sécuritaire, explique-t-il.
Une industrie importante pour la région
Au Bas-Saint-Laurent, le secteur du tourisme compte 500 entreprises, 5900 emplois et plus de 479 millions de dollars de dépenses touristiques annuellement.
C'est une industrie qui est importante pour le Bas-Saint-Laurent, puis on voit la progression avec la stratégie. Il y a beaucoup de produits qui sont en train de se structurer, d'être mis en place pour attirer de nouveaux visiteurs, mentionne Pierre Lévesque.

Le restaurant Arlequin à Rimouski fait partie des lieux recommandés par le Guide Michelin. (Photo d'archives)
Photo : gracieuseté : Arlequin / Michael Audet
Selon lui, c’est la diversification de l’offre qui permettra au Bas-Saint-Laurent de devenir la destination quatre saisons de l’est du pays.
Ça nous prend du vélo, du plein air, des congrès, des partys de Noël, le tourisme gourmand, qui lui, est un diamant brut du Bas-Saint-Laurent encore à raffiner, conclut-il en mentionnant au passage le rayonnement que les sept restaurants de la région qui figurent dans la première sélection québécoise du Guide Michelin ont donné à la région.
Il souligne que la région se maintient dans le top cinq du palmarès CAA-Québec des destinations touristiques de choix des Québécois depuis 2022.
Quant à Frédéric Dubé, qui a grandi à Saint-Hubert-de-Rivière-du-Loup, il se dit fier de ce que sa région devient. De venir chez nous pis de voir l'évolution... Je trouve ça remarquable, ce qui s'est passé en 20 ans.


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