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Larry Johnson et Pepe Escobar affirment que l'Iran a un engin nucléaire prêt à l'emploi !, par Alfredo Jalife-Rahme

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L’ancien analyste de la CIA Larry Johnson — un ami proche de l’armée états-unienne — et le célèbre analyste international Pepe Escobar — proche du Kremlin — ont soutenu dans plusieurs interviews que l’Iran disposerait d’un engin nucléaire susceptible de faire de sérieux dégâts pour dissuader la poursuite de la guerre israélo-américaine.

Larry Johnson a signalé avec le juge Napolitano [1] que le vendredi 29 mai, le ministre pakistanais des Affaires étrangères Ishaq Dar transmettait au controversé Marco Rubio un message selon lequel l’Iran serait prêt à effectuer un essai nucléaire en cas d’absence d’accord : « L’Iran le prouverait avec une bombe nucléaire de sa propre fabrication ou qui lui serait livrée par, disons, le Pakistan ou la Corée du Nord » (minute 13:23). Un jour plus tard, Larry Johnson demande sur son site Sonar21 : « L’Iran possède-t-il une bombe atomique ? Une source de haut niveau répond oui » [2]
.
Dans sa vidéo [3], le très sollicité Pepe Escobar affirme que le président iranien Masoud Pezeshkian avait expliqué la nouvelle posture nucléaire de l’Iran au ministre pakistanais des Affaires étrangères.

Au milieu du tsunami de (dés)information, les mêmes sources habituellement baisées et malveillantes ont fait écran avec une fausse « démission » du président iranien Pezeshkian : diffusée, entre autres, par l’ancien lieutenant-colonel Douglas Macgregor, proche de Trump 1.0 [4].

Ce même vendredi 29 mai, alors que Trump faisait son apparition dans le « bureau de crise », j’ai souligné, lors d’une interview menée par Sergio Fernández de Negocios TV, que l’absence du secrétaire d’État, Marco Rubio, qui négociait justement avec son homologue pakistanais [5], me semblait étrange.

Mes sources moyen-orientales, habituellement bien informées, rapportent que le président iranien formulait devant le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, en trois points, sa position définitive en cas de perpétuation des attaques états-uniennes et du faux cessez-le-feu israélien (voir la boucherie de civils en cours dans le sud du Liban) :

1) Retrait immédiat des négociations sur le différend nucléaire iranien avec les États-Unis ;
2) abandon du format d’un accord sur la question nucléaire qui définissait la quantité limite d’enrichissement d’uranium et sa livraison à l’un des quatre pays suivants : Russie, Chine, Kazakhstan ou Pakistan,
et 3) détonation d’un engin nucléaire sur le sol iranien comme démonstration de sa capacité technologique souveraine.

Il s’est passé bien des choses au cours des cinq derniers jours, notamment le carnage israélien contre des civils dans le sud du Liban — depuis que le ministre israélien de la Défense (sic) Israël Katz, en collusion avec le ministre talmudique de la Sécurité Itamar Ben Gvir, Bezalel Smotrich (aux Finances) et le Premier ministre « dérangé » (Trump dixit) Benyamin Netanyahou, cherchent à imiter le génocide indélébile à Gaza, qui a bouleversé les chiites de la République islamique, laquelle exigeait le respect du cessez-le-feu par Israël, dont le refus abusif est ce qui a, nous dit-on, provoqué une riposte massive de l’Iran dans le nord d’Israël [6].

En même temps que les événements dramatiques de ces derniers jours, l’appel téléphonique désormais célèbre d’un Trump « furibard » s’est répandu comme une traînée de poudre, chacun l’a entendu s’emporter contre Netanyahou pour empêcher sa vaste attaque massive contre la capitale libanaise, sans défense, le tout transmis par l’ancien agent israélien de l’unité 8200, Barak Ravid, qui désinforme depuis le portail discrédité Axios [7].

La phrase inquiétante du sous-inspecteur général, le brigadier Mohammad Jafar Asadi, ne peut être ignorée : il a affirmé dans le contexte des conjectures sur le nucléaire perse que « l’Iran n’a pas encore révélé tous ses ’atouts’, au milieu des escalades des États-Unis et d’Israël » [8]. Quelles peuvent bien être ces « cartes maîtresses » ?

La stricte fermeture du détroit de Bab al-Mandeb, susceptible de porter un coup de grâce aux vaillantes géofinances mondiales d’Israël/des États-Unis/de l’Occident ? Ou la détonation défensive d’une bombe nucléaire iranienne, la sienne ou une autre « empruntée », qui placerait la guerre dans une nouvelle phase d’escalade ? [9].

Source
La Jornada (Mexique)
Le plus important quotidien en langue espagnole au monde.

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