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La voiture du commentateur politique et cofondateur de Nomos-TV, Alexandre Cormier-Denis, a été détruite dans un incendie criminel dans la nuit du 24 juin à Québec, alors qu’il participait à des célébrations de la fête nationale.
Dans un communiqué diffusé mercredi, Nomos-TV affirme que le véhicule aurait été incendié volontairement par des individus masqués et dénonce ce qu’il décrit comme une grave escalade de la violence politique. Le média soutient que l’incendie est survenu dans un quartier résidentiel où vivent de nombreuses familles, faisant valoir que la propagation des flammes aurait pu mettre des citoyens en danger.
« Cet événement n’est pas un simple acte de vandalisme. Il s’agit d’une tentative d’intimidation violente visant à faire taire une voix dissidente », écrit notamment Nomos-TV, qui demande aux autorités de mener une enquête exhaustive et de poursuivre les responsables.
À ce stade, les autorités n’ont pas encore rendu publiques leurs conclusions quant à l’identité des auteurs ou au mobile de l’incendie. Néanmoins, l’événement survient dans un contexte particulier. Alexandre Cormier-Denis est depuis plusieurs années l’une des personnalités nationalistes les plus controversées du Québec et fait régulièrement l’objet de campagnes de mobilisation de groupes antifascistes.
En avril dernier, Québec Nouvelles rapportait qu’une émission de Nomos-TV avait été perturbée à Montréal lorsqu’une cinquantaine de militants antifascistes avaient encerclé les studios de la webtélé. Selon les informations alors obtenues par notre rédaction, Alexandre Cormier-Denis avait été empêché de sortir de son véhicule par des manifestants, tandis que des individus avaient apposé des autocollants sur son automobile avant que certains ne le suivent lorsqu’il quittait les lieux. L’émission avait finalement dû être enregistrée ailleurs.
Cette confrontation s’ajoutait à une série de controverses remontant à plusieurs années. En 2023, Alexandre Cormier-Denis avait notamment été invité à présenter son mémoire lors des consultations de l’Assemblée nationale sur l’immigration avant d’être désinvité la veille de son intervention.
Comme le rapportait Radio-Canada, cette décision avait suscité des critiques jusque dans les milieux juridiques. Le professeur Louis-Philippe Lampron, spécialiste des droits et libertés à l’Université Laval, avait qualifié cette volte-face de « bourde », estimant que retirer une invitation sans fournir d’explication soulevait d’importants enjeux de légitimité. Après avoir consulté le mémoire, il affirmait également ne pas y avoir relevé de contenu atteignant le seuil juridique de la propagande haineuse. L’ancienne présidente de l’Assemblée nationale, Louise Harel, avait pour sa part jugé que les élus avaient inutilement politisé le dossier.
Pour Nomos-TV, l’incendie du véhicule de son cofondateur représente l’aboutissement d’une escalade de gestes d’intimidation visant à empêcher Alexandre Cormier-Denis d’exercer ses activités médiatiques. Le média affirme que personne ne devrait craindre pour sa sécurité en raison de ses opinions politiques et réclame que toute la lumière soit faite sur cette affaire.
Si l’enquête devra établir les circonstances exactes de l’incendie et identifier les responsables, cet épisode relance déjà le débat sur les limites de la confrontation politique et sur la protection de la liberté d’expression au Québec.


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