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COMPTE RENDU D’AUDIENCE - Lors du procès sur le meurtre de Farid Tir, l’accusé est revenu sur sa vie «chaotique», durant laquelle il est entré très jeune dans le narcotrafic et une hyperviolence devenue banale.
Il est 19 heures passées quand la présidente de la cour d’assises des Bouches-du-Rhône lance sa question à la volée. «Qui voudrait être interrogé?» Dans le box, Gabriel Ory lève le doigt frénétiquement, comme un élève dans une salle de classe. Cela fait deux jours que l’accusé attend de pouvoir parler, comme les autres mis en cause qui siègent dans le box.
Mais ce procès hautement médiatique et sous pression a pris d’ores et déjà beaucoup de retard, au fur et à mesure des incidents et multiples suspensions d’audiences décidées par la présidente. En une seule journée, ce mercredi, l’audience a ainsi été interrompue cinq fois, et une témoin, policière, s’est volatilisée lors d’une de ces suspensions.
«Chef de rien du tout»
Depuis ce lundi, la cour d’assises des Bouches-du-Rhône se penche sur le meurtre de Farid Tir, ancien baron du narcobanditisme marseillais, et de son ami Mohamed Bendjaghloui, survenu le 30 août 2019 dans leur chambre d’hôtel. Dans le box des accusés siègent plusieurs hommes considérés comme le…


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