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Sortir la violence de l’ombre, c’est l’objectif du CISSS de la Côte-Nord qui encourage les travailleurs à la signaler davantage par le biais d'une campagne de sensibilisation.
Depuis le 1er avril 2025, le CISSS de la Côte-Nord a dénombré 350 signalements d’incidents à potentiel violent, contre 327 pour l’année 2024-2025 dans son ensemble.
Le CISSS de la Côte-Nord précise que la hausse du nombre de signalements d’incidents de nature violente n’implique pas nécessairement que ces événements sont réellement plus fréquents. En effet, l’augmentation pourrait plutôt être le fruit des efforts déployés pour encourager les employés à rapporter ces événements.
Outre la violence elle-même, le problème, c’est que les incidents violents ne sont pas tous déclarés dans le système de santé, loin de là. C’est particulièrement vrai dans les milieux qui accueillent des clientèles vulnérables, selon l’APTS.
L’APTS définit les incidents à potentiel violent comme des événements où des employés sont victimes ou témoins de violence physique, psychologique ou verbale.
Dans les centres jeunesse, à la DPJ et en CHSLD, par exemple, plusieurs employés deviennent accoutumés à subir des violences au quotidien, explique Joanny Tremblay-Farcy, la représentante en santé et sécurité au travail pour l’APTS Côte-Nord.
Au niveau de la santé mentale, de la démence, la clientèle manque parfois d'outils pour bien s'exprimer. Elle va se sentir envahie et devenir colérique.
Les parents insatisfaits d'une situation liée à la DPJ sont une autre source fréquente d’incidents à potentiel violent, selon Mme Tremblay-Farcy, par exemple à travers des propos menaçants.
Au-delà de l’habitude des intervenants, l’APTS reconnaît que la lourdeur administrative est un obstacle au signalement des incidents violents. Remplir ces rapports, ça devient pour plusieurs personnes une surcharge, dit-elle.
Le syndicat tente de faciliter la tâche pour ses employés, compte tenu de l’importance de ces déclarations. Celles-ci sont notamment nécessaires pour recevoir des prestations de la CNESST en cas d’arrêt de travail, souligne Joanny Tremblay-Farcy.
De son côté, le CISSS de la Côte-Nord dit avoir récemment mis sur pied un comité sur la prévention de la violence en milieu de travail. Ces efforts sont bien accueillis par l’APTS, qui croit toutefois que l’établissement, tout comme les syndicats, doivent en faire encore davantage pour empêcher les incidents d’avoir lieu.
Avec les informations de Bénédict Filippi


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