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Une étude menée fin mai auprès de plus de 1 000 jeunes Français en couple révèle le phénomène de l'« Instagram husband », ce partenaire chargé de réussir le cliché de vacances idéal. Il est une source de tension pour près de 9 jeunes hommes sur 10.
La rédaction - Hier à 17:30 | mis à jour hier à 20:27 - Temps de lecture :
« Pour beaucoup de femmes, une photo de vacances est bien plus qu’un simple souvenir. Elle doit être valorisante, spontanée et suffisamment réussie pour être conservée ou partagée », révèle une étude menée fin mai 2026 réalisée pour Presse-Citron auprès de 1 001 Français en couple âgés de 18 à 34 ans.
Le choix de la destination lui-même n'échappe pas à cette logique. Si le climat, la gastronomie ou le patrimoine culturel restent des critères déterminants, près de 9 jeunes couples sur 10 (89 %) affirment désormais tenir compte du potentiel « instagrammable » d'un lieu avant de le sélectionner. Une fois sur place, ce sont majoritairement les femmes qui prennent en charge la photographie : 60 % d'entre elles déclarent photographier le plus souvent leur partenaire, contre seulement 32 % des hommes.
Une « marque d’attention et de valorisation »
Un déséquilibre qui nourrit de nombreuses attentes déçues, puisque 93 % des femmes aimeraient que leur conjoint les prenne spontanément en photo, sans avoir à le demander. « Pour les femmes, une photo prise spontanément par leur partenaire est souvent bien plus qu’une photo : elle est perçue comme une marque d’attention et de valorisation », indique l’enquête. C'est dans cet interstice qu'est née la figure virale de l'« Instagram husband », ce compagnon sommé de saisir le bon instant, sans consigne, avec un résultat à la hauteur des attentes.
Mais l'exercice comporte son lot de désillusions : 78 % des femmes disent avoir déjà été déçues par un cliché pris par leur conjoint, et plus d'une sur deux (52 %) lui en a déjà fait le reproche. Du côté des hommes, l'exercice n'est pas anodin non plus : 87 % d'entre eux reconnaissent que ce rôle de photographe attitré génère au moins une source de tension.
La difficulté de livrer une image conforme aux attentes de leur partenaire arrive en tête des frustrations citées (35 %), suivie de près par l'obligation de reprendre coup sur coup le même cliché (34 %). Comme le résume Léa Paolacci, chargée de l'étude pour Presse-Citron : « Quand une image concentre autant d'attentes, il devient plus difficile de la trouver réussie. Et cette exigence finit naturellement par se reporter sur celui qui prend la photo. »


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