Le projet de loi de finances pour 2027 prévoit une enveloppe de 2,3 millions d’euros pour financer les futurs bureaux d’Emmanuel Macron après son départ de l’Élysée.

La rédaction - Aujourd'hui à 17:30 | mis à jour aujourd'hui à 17:31 - Temps de lecture :

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À six mois de son départ de l’Élysée, Emmanuel Macron prépare ses cartons et la facture de son après-présidence est tombée. Selon un rapport parlementaire révélé par Politico, une enveloppe de 2,3 millions d’euros est prévue dans le projet de loi de finances pour 2027 pour l’installation du chef de l’État après la fin de son second mandat en mai 2027. Un montant qui fait débat, dans un contexte de fortes tensions sociales et de rigueur budgétaire. Cette somme est destinée à financer ses futurs bureaux professionnels et leur sécurisation pour une durée de six ans, aux frais du contribuable. Mais le futur ex-président n’aurait pas encore trouvé ses locaux : les services de l'Élysée ont expliqué à nos confrères qu'il s'agissait d'une « procédure préventive des services, fondée sur les expériences des présidents passés ».

Emmanuel Macron n’est pas le premier à bénéficier de ces dispositions. Ses deux prédécesseurs, Nicolas Sarkozy et François Hollande, disposent des mêmes avantages. À titre de comparaison, en 2025, les dépenses publiques liées aux deux anciens chefs de l’État ont atteint 1,42 million d’euros, en hausse de 2,2 % sur un an.

Combien coûte un ancien président ?

Dans le détail, Nicolas Sarkozy a coûté 756 463 euros, contre 665 477 euros pour François Hollande, selon Politico. L’écart entre les deux factures s’explique notamment par… des dépenses en timbres. Après son incarcération dans le cadre de l'affaire du financement libyen de sa campagne de 2007, Nicolas Sarkozy a reçu de nombreux courriers de soutien, auxquels il a répondu.

Au-delà de ses futurs locaux, Emmanuel Macron pourra aussi bénéficier pendant cinq ans, comme le prévoit un décret du 4 octobre 2016, d’autres avantages, comme des collaborateurs payés par l’État, un véhicule avec chauffeur, des frais de déplacement ou encore une protection policière. Ainsi qu'une dotation annuelle de 65 000 euros brut.

À noter que fin 2019, en pleine contestation de la réforme des retraites, le chef de l'État avait annoncé qu’il renoncerait à sa pension d’ancien président, au nom de l’exemplarité. Celle-ci représente environ 6 000 euros brut par mois. Cette décision ne concerne toutefois que sa pension présidentielle, et non les moyens matériels et humains auxquels il pourra prétendre après son mandat.

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