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La saison de pêche au homard s'est terminée samedi aux îles de la Madeleine en fracassant en un nouveau record de la valeur globale des captures, et ce, malgré une baisse des débarquements.
Selon les chiffres préliminaires fournis par l'Office des pêcheurs de homard des Îles, la valeur des débarquements dans la zone 22 frôle les 130 millions de dollars, pulvérisant ainsi le sommet atteint en 2025 avec 119,4 millions de dollars.
Le prix moyen pondéré s’établit à 8,73 $/lb pour la saison 2026, ce qui constitue également un record. L’ancien sommet datait de 2021 avec 8,53 $/lb.

Les pêcheurs de L'Étang-du-Nord étaient globalement satisfaits de leur saison de pêche, malgré une baisse de leurs captures.
Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose
Les prix versés aux pêcheurs ont oscillé entre 7,96 $/lb et 10,42 $/lb durant les neuf semaines de pêche.
On ne peut être que satisfaits du prix, on n’a pas le choix de s’en réjouir.
Chapeau aux industriels qui ont fait des ventes incroyables, ajoute M. Bourgeois. Ils ont réussi à tirer leur épingle du jeu, si on regarde par rapport à d’autres zones de pêche où le prix était moins bon. Il faut croire que le homard des Îles est en demande.

Le quai de L'Étang-du-Nord fourmillait d'activités samedi matin, lors des derniers débarquements de homard.
Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose
Moins de homard pêché
Les débarquements ont toutefois connu un déclin de 3,4 %, par rapport à 2025.
Environ 14,89 millions de livres de homard ont été débarquées sur les quais de l’archipel par les 324 homardiers qui étaient à l'œuvre cette saison, comparativement à 15,42 millions de livres en 2025.

En 2024, les pêcheurs madelinots avaient ramené à quai plus de 16 millions de livres de homard, une quantité record qui n'a pas depuis été surpassée.
Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose
En moyenne, chacun des 324 équipages a ramené tout près de 46 000 livres à quai.
Globalement, presque 15 millions de livres, on ne peut être que satisfait de ça, affirme le président de l'OPHIM, Alexandre Bourgeois. Oui, il y a une petite baisse par rapport à l’an passé et 2024, qui était une année record, mais les records ne peuvent pas toujours être battus.

Le capitaine du Francime, Denis Déraspe, se dit satisfait de sa saison de pêche.
Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose
Les prix sont un peu meilleurs que l’année passée, les prises c’est sensiblement comme l’année passée, on va se contenter de ce que l’on a, lance le capitaine Denis Déraspe.

Roberto Bourgeois est capitaine depuis environ 30 ans.
Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose
Dans l’ensemble, les prises ont été moins bonnes cette année, sauf peut-être Grosse-Île et Grande-Entrée où ça semble avoir été vraiment bon, rapporte Roberto Bourgeois, capitaine du Trésor du Golfe.
Une météo défavorable
La saison de pêche 2026 a été marquée par des conditions météorologiques qui ont donné du fil à retordre aux pêcheurs.
Le capitaine et président de l’OPHIM, Alexandre Bourgeois estime que le temps froid a possiblement contribué à faire diminuer les captures.
De la semaine 1 à 7, ça a été très venteux, on n’avait pas grand répit entre les tempêtes, dit-il. Il n’y a pas eu de chaleur. Jusqu’à la semaine 9, il a fait frette, ça prenait encore la tuque. La météo n’a pas été de notre bord cette année.

Le capitaine et président de l'OPHIM, Alexandre Bourgeois, espère que la prochaine saison de pêche sera plus clémente. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose
Au début de la saison, on était beaucoup dans les tempêtes, explique l’aide-pêcheur Claude Déraspe.
Question température, on n’a pas été gâté en début de saison.

Des bateaux sortent du port de L'Étang-du-Nord.
Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose
La saison de pêche au homard a aussi été marquée par la hausse du coût des appâts, particulièrement le maquereau. La facture du carburant dans l'archipel a aussi monté en flèche en raison de la guerre en Iran.
Le carburant diesel, il tourne autour de deux dollars le litre, lance le capitaine Denis Déraspe. Nos bateaux consomment quand même, on dépense quelques milliers de dollars en essence chaque semaine.


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